NF DTU 45.11 (P 75-502)
Travaux d'exécution d'isolation thermique de combles non aménageables, non aménagés ou perdus, PAR SOUFFLAGE à l'aide de machine pneumatique, avec des isolants en vrac de laine minérale (laine de roche ou laine de verre) ou en ouate de cellulose de papier, fabriqués et conditionnés en usine. Fonctions assurées : isolation thermique d'une paroi et/ou isolement acoustique d'une paroi. Travaux neufs et de rénovation, exclusivement dans les locaux à faible ou moyenne hygrométrie au sens du NF DTU 20.1 ; ne traite pas les locaux climatisés. Supports visés : plancher béton, maçonné ou dalle de compression pleine et continue non poreuse ; plafond en plaque de plâtre, brique plâtrière ou lattis plâtré ; lambris posé selon NF DTU 36.2 P1-1 avec membrane assurant la continuité du support ; plancher bois ou à base de bois. Applicable à toutes les zones climatiques françaises À L'EXCLUSION des zones de climat tropical ou équatorial : le domaine ne couvre donc PAS les départements et régions d'outre-mer.
Applicable depuis le 1 mars 2020
soufflage
laine minérale
ouate de cellulose
vrac
pouvoir couvrant
déflecteur
arrêtoir
capot de spot
NF DTU 45.11
P 75-502
NF EN 14064-1
NF EN 15101-1
ACERMI
Isolation thermique de combles non aménageables, non aménagés ou perdus, PAR SOUFFLAGE à l'aide de machine pneumatique, avec des isolants en vrac de laine minérale, laine de roche, laine de verre ou ouate de cellulose de papier fabriqués et conditionnés en usine. Fonctions : isolation thermique et/ou isolement acoustique d'une paroi.
1, locaux climatisés exclus (tolérance pour les locaux ponctuellement rafraîchis si l'écart de température intérieur/extérieur reste inférieur à 5 °C). EXCLUS : planchers ventilés en sous-face par de l'air extérieur, bâtiments à conditionnement d'air permanent, projection et insufflation, isolation entre plancher de comble et plafond de pièces inférieures, surfaces de répartition au-dessus de l'isolant soufflé, ÉPANDAGE MANUEL, équipements et installations industrielles.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 1, NF DTU 20.1, NF DTU 45.10 (panneaux et rouleaux)
La résistance thermique utile attendue est déterminée PAR CALCULS ; la note précise que cette étude est à la charge du maître d'ouvrage. 11 ne fixe aucun R minimal : les valeurs employées en marché proviennent de la réglementation thermique applicable ou des critères d'éligibilité aux aides, et doivent être annoncées comme telles.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.1, NF DTU 45.11 P1-1, art. 3.2, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.3.1
Laines minérales en vrac conformes à la NF EN 14064-1 ; ouate de cellulose de papier (LFCI) conforme à la NF EN 15101-1 pour les caractéristiques déclarées, les essais et les contrôles de production.
Produits déclassés admis uniquement s'ils sont issus de rouleaux ou panneaux déclassés pour défauts d'emballage, de dimensions, d'équerrage, de planéité, de longueur, de largeur, d'épaisseur ou de surfaçage, ou de stocks fabriqués depuis moins de 3 mois, leurs caractéristiques intrinsèques (masse volumique, taux de liant, fibrage) ne devant pas différer de celles des produits manufacturés.
Les produits doivent satisfaire le Tableau 1 de la P1-2 et faire l'objet de contrôles de production en usine ; la CERTIFICATION ACERMI, ou son équivalent dans les conditions de l'avant-propos, VAUT LA PREUVE du respect de ces niveaux de performance.
Références : NF DTU 45.11 P1-2, art. 3.1, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.1, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.2, NF EN 14064-1, NF EN 15101-1
41 P1-1 pour le dimensionnement des plafonds en plaque de plâtre), qu'il est continu et sans trou ni fente ouverte, exempt de traces d'humidité et libre de tout objet. En bâtiment NEUF ou reconstruction du plafond en plaque de plâtre incorporant l'isolant : masse surfacique d'isolant répartie INFÉRIEURE À 15 kg/m².
En RÉNOVATION sans modification du plancher existant, isolant sur plaques de parement en plâtre avec ossature bois ou métallique : masse surfacique totale de l'isolant, Y COMPRIS L'ISOLANT DÉJÀ EN PLACE, limitée à 10 kg/m².
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.3, NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.4, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.1, NF DTU 25.41
Si un isolant est en place, quelle que soit sa nature, un complément à base de laine minérale ou de ouate de cellulose de papier peut être mis en œuvre. Si l'isolant en place comporte un surfaçage de type kraft orienté côté extérieur (côté froid), il convient de le LARDER à raison de 2 entailles par m².
Si l'isolant en place n'est pas en contact continu avec le support, y compris en périphérie, il doit être repositionné avant le soufflage.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.1
1 P1-1 en matière de distance de sécurité, l'isolant soufflé ne devant pas être au contact du conduit de fumée. La distance de sécurité est la distance minimale entre la face externe de l'ouvrage « conduit de fumée » et les matériaux combustibles adjacents ; en cas de tubage, elle se mesure à partir de la face externe du conduit d'origine.
À défaut de connaître la résistance thermique et la classe de température du conduit, valeurs minimales retenues : 8 cm pour les conduits de fumée métalliques simples ou composites (multi-parois) ; 10 cm pour les conduits de fumée maçonnés ; 3 fois le diamètre du conduit pour les conduits de raccordement, AVEC UN MINIMUM DE 37,5 cm.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.2, NF DTU 24.1 P1-1
L'isolant ne doit pas être au contact d'éléments électriques dégageant de la chaleur au sens de la NF C 15-100 : ils doivent être sortis de la couche d'isolation ou protégés.
Capots de protection obligatoires sur les spots encastrés et transformateurs, évalués selon l'Annexe B normative de la P1-2 : température de la surface EXTÉRIEURE du capot, en contact avec l'isolant, INFÉRIEURE À 120 °C ; température INTÉRIEURE du capot NE DÉPASSANT PAS 150 °C ; réaction au feu au moins de classe A2-s2 d0 ou de catégorie M0 ; étanchéité aux poussières ; fixation (mastic incombustible) assurant l'immobilité pendant le soufflage.
Si le capot doit être collé, la colle ou le mastic doit résister aux températures élevées. Transformateurs sortis de la couche d'isolation ou couverts par un capot identique.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.3.1, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.3.2, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.3.3, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.3.4, NF C 15-100
Bon état de l'installation électrique assuré. En NEUF : boîtes de dérivation positionnées hors du volume destiné à recevoir l'isolant et fixées sur un élément de charpente (à défaut, repérage sur la charpente par l'entreprise de soufflage) ; gaines électriques posées entre le plafond et les éléments de charpente pour être conformes à la NF C 15-100 ; gaines d'antennes de télévision passées et suspendues roulées à la fermette.
En RÉNOVATION : les câbles électriques SANS gaine ne peuvent pas rester sous l'isolation. Groupes de ventilation et de récupération de chaleur hors du volume destiné à recevoir l'isolant afin de ne pas l'aspirer ; le soufflage ne peut pas se substituer au calorifugeage des conduits de ventilation situés hors du volume chauffé ; conduits pénétrant dans l'isolation entourés d'un isolant en parfait contact pour éviter les poches froides.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.9, NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.10, NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.11, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.3.1, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.6
Le déflecteur est une pièce installée en périphérie à la jonction du plafond et de la charpente, de hauteur identique à celle de l'isolant soufflé MAJORÉE DE 10 cm, sans entrer en contact avec les éléments de couverture ou l'éventuel écran de sous-toiture, pour maintenir la circulation d'air en sous-face de couverture exigée par les NF DTU de la série 40. 29 P1-2.
En rénovation, des déflecteurs doivent être installés pour conserver la lame d'air de ventilation de sous-toiture ; les étrésillons de charpente peuvent jouer ce rôle. La pose n'est pas obligatoire lorsque la paroi verticale de structure en périphérie du support atteint déjà la hauteur de l'isolant majorée de 10 cm.
Lorsque le comble communique avec une pièce non isolée et non plafonnée ou non murée (garage), un arrêtoir rigide de hauteur égale à celle de l'isolant soufflé majorée de 10 cm doit être mis en place — à la charge de l'entreprise de soufflage en rénovation.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 3.1, NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.5, NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.6, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.4, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.6
En bâtiment NEUF, la trappe d'accès au comble est obligatoire ; elle comprend le cadre et son chevêtre et intègre l'isolant, mais son isolation et son entourage ne font pas partie du marché de soufflage, et elle doit être positionnée pour permettre le passage d'une personne.
En RÉNOVATION, quand elle existe, la trappe doit être isolée avec un isolant manufacturé dont la résistance thermique utile est au moins égale à celle de l'isolant soufflé ; l'entreprise d'isolation réalise le cadre et l'isolation de la trappe, un chevêtre étant réalisé si le cadre doit être fixé.
La HAUTEUR DU CADRE doit être supérieure d'au moins 5 cm à l'épaisseur de l'isolant soufflé, et le positionnement doit permettre d'appuyer l'échelle sur un élément de charpente lorsque le cadre n'offre pas une rigidité suffisante.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.7, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.5, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.4
L'Annexe B (normative) précise LES CONFIGURATIONS QUI NÉCESSITENT un ouvrage pare-vapeur, en fonction de la nature de la couverture, de l'hygrométrie des locaux sous le comble, de la section des orifices de ventilation et de la zone (hors zone très froide / zone très froide). L'exigence porte sur Z = ZDP + ZDI, résistances à la diffusion de vapeur d'eau du support ou parement et de l'isolation.
Lorsqu'un ouvrage pare-vapeur est nécessaire, son épaisseur de couche de diffusion équivalente sd doit être SUPÉRIEURE OU ÉGALE À 18 m hors zone très froide ; en ZONE TRÈS FROIDE au sens de la NF P 52-612/CN, et à défaut d'étude spécifique, sd ≥ 57 m est considéré comme satisfaisant. Le système est posé DU CÔTÉ CHAUD de la paroi.
Le pare-vapeur est une membrane INDÉPENDANTE conforme à la NF EN 13984, dont le sd doit être déclaré ; les pare-vapeur à sd VARIABLE ne sont pas visés par le document.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.7, NF DTU 45.11 P1-1, Annexe B (normative), B.3.2 et B.3.3, NF DTU 45.11 P1-2, art. 4.3.3, NF P 52-612/CN, NF EN 13984
Recouvrement des lés de 10 cm maintenu par un ruban adhésif de 50 mm de largeur minimum ; jonction périphérique avec les éléments de charpente ou de maçonnerie réalisée à l'aide d'un mastic et/ou d'un ruban adhésif. 11 P1-2, l'acceptation des bandes, colles et accessoires adhésifs suivant la procédure de l'Annexe A normative.
En travaux neufs avec membrane posée en sous-face des solives, une ossature secondaire en bois ou en métal disposée perpendiculairement aux solives, d'ENTRAXE MAXIMAL 500 mm, assure le maintien de la membrane sous le poids de l'isolant soufflé. Dans le cas d'une isolation en ouate de cellulose de papier, la membrane est ARMÉE.
Lorsque le plafond est suspendu à une ossature secondaire, les éléments de suspension de l'ossature métallique ne doivent JAMAIS traverser la membrane.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.8, NF DTU 45.11 P1-2, Annexe A (normative), NF DTU 25.41 P1-1
En travaux NEUFS, un espace de hauteur minimale de 60 mm doit être respecté entre la sous-face de la fermette et le support (plafond ou plancher) pour assurer une continuité de l'isolant sur toute la surface du support et la continuité de la performance thermique. En travaux de RÉNOVATION, selon la structure existante, cette disposition peut ne pas être respectée dans le cas de combles où le support (plafond) est solidaire des solives : l'épaisseur de l'isolant par soufflage doit alors recouvrir le dessus des solives d'une épaisseur minimale de 60 mm, pour la même raison
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 5.11
Repérage de la hauteur de soufflage sur les bois de charpente par marquage direct ou réglettes graduées suffisamment rigides pour ne pas plier, visibles depuis la trappe si possible, A MINIMA 4 POUR 100 m², réparties régulièrement.
Soufflage en répartissant régulièrement le produit sur toute la surface, en commençant par les parties les plus éloignées du point d'accès et en se reculant vers celui-ci ; pour les laines minérales, tuyau maintenu horizontal à environ 1 m de hauteur pour un jet d'environ 2 m ; pour la ouate, tuyau horizontal, l'extrémité pouvant être introduite dans la couche en formation.
L'entreprise s'assure que l'isolant ne pénètre pas dans le volume habité. Vérification au fur et à mesure par rapport aux repères, avec A MINIMA 5 POINTS DE MESURE POUR 100 m² répartis sur la totalité de la surface. L'épaisseur installée doit comprendre une SURÉPAISSEUR par rapport à l'épaisseur utile pour tenir compte de la classe de tassement.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.9, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.2.1, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.2.2, NF DTU 45.11 P1-2, art. 5.2
Il ne doit pas y avoir de circulation ou de pose d'objet sur l'isolation soufflée. Le chemin de circulation a vocation à servir d'accès uniquement pour l'entretien des équipements techniques ; il est aménagé par l'entreprise de soufflage à la demande du maître d'ouvrage, limité au passage d'une seule personne, sa LARGEUR MAXIMALE ÉTANT DE 60 cm. 3.
Il ne doit pas comprimer l'isolation soufflée afin de ne pas réduire la performance thermique attendue.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.1.10, NF DTU 51.3
Le pouvoir couvrant est la masse d'isolant soufflé par unité de surface en partie courante, exprimée en kg/m². La masse d'isolant mise en œuvre est déterminée en multipliant le nombre de sacs utilisés lors du soufflage par la masse de ces sacs.
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 3.3, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.3
ÉTIQUETTE : une étiquette signalétique doit être appliquée par l'entreprise de soufflage sur chaque tableau électrique ou à proximité, à destination des futurs corps de métiers, mentionnant lisiblement l'isolation des combles par isolant soufflé, l'interdiction d'installer tout élément pouvant constituer une source de chaleur continue (conduit de fumée, spot) au contact de l'isolant, l'obligation de couvrir tout spot encastré et tout transformateur par un capot de protection ou de réaliser un plénum, et l'obligation de repositionner l'isolant en cas de déplacement ; en cas d'inaccessibilité du tableau, l'étiquette est remise au maître d'ouvrage.
VISITE TECHNIQUE PRÉALABLE : état des lieux de la situation existante, élément central du devis, faisant l'objet d'un rapport EN DOUBLE EXEMPLAIRE (un pour l'entreprise, un pour le client).
Références : NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.4, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.5, NF DTU 45.11 P1-1, art. 6.6, NF DTU 45.11 P1-1, Annexes A, C et D
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Résistance thermique minimale | Non fixée par le NF DTU 45.11 | Déterminée par calculs, étude à la charge du maître d'ouvrage (art. 5.1) |
| Masse surfacique d'isolant — travaux neufs | < 15 kg/m² | Plafond en plaque de plâtre, dispositions du NF DTU 25.41 (art. 5.4) |
| Masse surfacique d'isolant — rénovation sur plaques de plâtre | ≤ 10 kg/m² au total | Y compris l'isolant éventuellement déjà en place (art. 5.4) |
| sd du pare-vapeur — hors zone très froide | ≥ 18 m | Seulement lorsque l'Annexe B normative l'impose ; pose côté chaud |
| sd du pare-vapeur — zone très froide | ≥ 57 m | Zone définie selon NF P 52-612/CN, à défaut d'étude spécifique |
| Capot de spot — température de surface extérieure | < 120 °C | Surface en contact avec l'isolant (P1-2, art. 4.3.4) |
| Capot de spot — température intérieure | ≤ 150 °C | Réaction au feu au moins A2-s2 d0 ou catégorie M0 |
| Nombre de repères de hauteur | A minima 4 pour 100 m² | Répartis régulièrement, visibles depuis la trappe si possible |
| Nombre de points de mesure d'épaisseur | A minima 5 pour 100 m² | Répartis sur la totalité de la surface (art. 6.2.2) |
| Pression exercée par la plaque de mesure | 20 ± 1,5 Pa | Plaque 200 × 200 mm de masse comprise entre 75 et 88 g |
| Précision de lecture de l'épaisseur | 0,5 mm | Règle métallique graduée en millimètres |
| Lardage d'un surfaçage kraft côté froid | 2 entailles par m² | Isolant existant conservé (art. 6.1.1) |
| Humidité relative de référence de l'air du comble | ≤ 80 % HR, sauf conditions passagères | Hypothèse de conservation des bois de l'Annexe B |
| Écart de température admis en local temporairement rafraîchi | < 5 °C entre intérieur et extérieur | Sinon, local hors domaine d'application |
Hauteur du déflecteur et de l'arrêtoir
Dimension : Hauteur de l'isolant soufflé + 10 cm
Minimum : Isolant + 10 cm
Sans contact avec la couverture ou l'écran de sous-toiture
Distance de sécurité — conduit de fumée métallique simple ou composite
Dimension : 8 cm
Valeur minimale à défaut de connaître R et classe de température (NF DTU 24.1)
Distance de sécurité — conduit de fumée maçonné
Valeur minimale à défaut de données (NF DTU 24.1)
Distance de sécurité — conduit de raccordement
Dimension : 3 × diamètre du conduit
Minimum : 37,5 cm
Plénum d'un espace technique autour d'un spot
Dimension : ≥ 10 cm entre sous-face du plancher isolé et point haut du spot
Continu ou sur un rayon minimal de 30 cm autour du spot
Espace entre sous-face de fermette et support (travaux neufs)
En rénovation sur support solidaire des solives : 60 mm au-dessus des solives
Hauteur du cadre de trappe au-dessus de l'isolant
Dimension : ≥ 5 cm de plus que l'épaisseur de l'isolant soufflé
Chevêtre requis si le cadre doit être fixé
Dimension : Aussi proche que possible de celle de l'isolant soufflé
Minimum : 6 m².K/W
Isolant semi-rigide selon NF EN 13162+A1 ou NF EN 13171+A1
Dimension : Largeur maximale 60 cm, panneaux bois d'épaisseur ≥ 19 mm
Minimum : 19 mm d'épaisseur
Fixés sur lambourdes selon NF DTU 51.3, sans comprimer l'isolant
Rehausse des solives sous chemin de circulation
Dimension : Hauteur de l'isolant + au moins 4 cm
Minimum : 4 cm au-dessus de l'isolant
Pour laisser un passage d'air sous le bois
Recouvrement des lés de membrane pare-vapeur
Maintenu par ruban adhésif de 50 mm de largeur minimum
Entraxe de l'ossature secondaire de maintien de la membrane
Dimension : ≤ 500 mm
Membrane armée en cas d'isolation en ouate de cellulose de papier
Plaque de mesure d'épaisseur
Dimension : 200 mm × 200 mm, 75 à 88 g
Aiguille acier Ø 3 mm effilée sur 20 mm ; pression 20 ± 1,5 Pa
Pour NF DTU 45.11 (P 75-502), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Le domaine d'application de NF DTU 45.11 (P 75-502) couvre : Travaux d'exécution d'isolation thermique de combles non aménageables, non aménagés ou perdus, PAR SOUFFLAGE à l'aide de machine pneumatique, avec des isolants en vrac de laine minérale (laine de roche ou laine de verre) ou en ouate de cellulose de papier, fabriqués et conditionnés en usine. Fonctions assurées : isolation thermique d'une paroi et/ou isolement acoustique d'une paroi. Travaux neufs et de rénovation, exclusivement dans les locaux à faible ou moyenne hygrométrie au sens du NF DTU 20.1 ; ne traite pas les locaux climatisés. Supports visés : plancher béton, maçonné ou dalle de compression pleine et continue non poreuse ; plafond en plaque de plâtre, brique plâtrière ou lattis plâtré ; lambris posé selon NF DTU 36.2 P1-1 avec membrane assurant la continuité du support ; plancher bois ou à base de bois. Applicable à toutes les zones climatiques françaises À L'EXCLUSION des zones de climat tropical ou équatorial : le domaine ne couvre donc PAS les départements et régions d'outre-mer.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Le NF DTU 45.11 est le document technique unifié qui encadre l'isolation des planchers de combles perdus par soufflage d'isolant en vrac. Sa dénomination complète, « Isolation thermique de combles par soufflage d'isolant en vrac (laines minérales ou ouate de cellulose de papier) », délimite un périmètre plus étroit qu'on ne le suppose souvent : il couvre uniquement la mise en œuvre des isolants en vrac de laine minérale, de laine de roche, de laine de verre ou en ouate de cellulose de papier, tous fabriqués et conditionnés en usine, et projetés À L'AIDE D'UNE MACHINE PNEUMATIQUE. La partie 1-1, cahier des clauses techniques types, porte l'indice de classement P 75-502-1-1 et date de mars 2020, la norme ayant été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR en février 2020.
Les exclusions énoncées à l'article 1 sont aussi structurantes que le domaine lui-même. Le document ne vise pas les planchers ventilés en sous-face par de l'air extérieur, y compris ceux comportant des parties creuses ventilées ; ni les locaux et bâtiments pourvus d'un système permanent de conditionnement d'air ; ni les isolations réalisées par projection ou par remplissage (insufflation), que ce soit en rampants ou verticalement au pourtour d'espaces aménagés en pièces d'habitation dans les combles, ni les isolations entre plancher de comble et plafond de pièces inférieures ; ni les surfaces de répartition au-dessus de l'isolant soufflé ; ni L'ÉPANDAGE MANUEL ; ni l'isolation des équipements et installations industrielles. Un devis d'épandage manuel de ouate ne relève donc pas de ce NF DTU.
Un devis d'épandage manuel de ouate ne relève donc pas de ce NF DTU.
Deuxième restriction souvent ignorée : le champ géographique. Le document est applicable à toutes les zones climatiques françaises À L'EXCLUSION des zones de climat tropical ou équatorial ; la note précise que le domaine d'application ne couvre donc pas les départements et régions d'outre-mer. C'est l'inverse de la plupart des NF DTU de plomberie, qui visent expressément les DROM. S'y ajoute la restriction hygrométrique : le document s'applique exclusivement aux locaux à faible ou moyenne hygrométrie tels que définis dans le NF DTU 20.1 et ne traite pas les locaux climatisés. Pour les locaux ponctuellement et temporairement rafraîchis en période chaude par un système d'appoint associé à la ventilation mécanique, l'emploi des isolants sans précaution particulière est accepté pour autant que la température de consigne soit telle que l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur soit inférieur à 5 °C.
Enfin, une clarification indispensable pour la rédaction des marchés : le NF DTU 45.11 NE FIXE AUCUNE RÉSISTANCE THERMIQUE MINIMALE. L'article 5.1 est explicite — la résistance thermique utile attendue est déterminée par calculs, et la note précise que cette étude est à la charge du maître d'ouvrage. Les valeurs de R que l'on rencontre dans les pièces écrites proviennent de la réglementation thermique applicable ou des critères d'éligibilité aux aides, pas du DTU. Ce que le DTU apporte, c'est la traçabilité du résultat : la relation entre épaisseur installée, tassement et épaisseur utile, le pouvoir couvrant en kg/m², et un protocole de mesure d'épaisseur normé.
L'article 3.2 pose le vocabulaire qui rend le marché contrôlable. L'épaisseur installée est l'épaisseur de l'isolation au moment de la pose. Le tassement « s » est la réduction de l'épaisseur d'isolation au cours du temps à la suite de variations de l'humidité et de conditions climatiques cycliques ; il est mesuré puis exprimé en pourcentage de l'épaisseur installée, ce dont découle la classe « S » ou « SH » de tassement du produit.
L'épaisseur utile d'isolation est l'épaisseur à prendre en compte pour le calcul de la résistance thermique utile du procédé, et elle tient compte du tassement selon la relation e(utile) = e(installée) × (100 − s) / 100, les deux épaisseurs étant exprimées en mètres. C'est cette formule, et non un abaque commercial, qui fait foi.
Le pouvoir couvrant est la troisième notion : c'est la masse d'isolant soufflé par unité de surface en partie courante, exprimée en kg/m². Le DTU en donne la méthode de vérification a posteriori. La masse d'isolant mise en œuvre est déterminée en multipliant le nombre de sacs utilisés par la masse de ces sacs. Le volume réel occupé par l'isolant s'obtient en déduisant du volume apparent le volume occupé par les solives ou les entraits de fermettes — une correction que peu d'entreprises appliquent spontanément et qui change sensiblement le résultat sur une charpente industrielle à entraxe serré.
La partie 1-2 impose que chaque sac porte un marquage rassemblant la désignation commerciale, le nom et les coordonnées du fabricant, la masse du sac, et surtout une TABLE DE PERFORMANCE donnant le lien entre la résistance thermique, l'épaisseur à installer, le pouvoir couvrant par m², le nombre de sacs pour 100 m² ainsi que la classe de tassement de l'isolant. C'est la pièce à photographier en début de chantier : elle contient la conversion contractuelle entre l'objectif de R et la quantité à mettre en œuvre.
Les isolants thermiques en laines minérales de verre ou de roche en vrac sont conformes à la norme NF EN 14064-1. Ils se présentent sous forme de nodules conditionnés en sac une fois comprimés, fabriqués par défibrage en ligne d'un primitif spécifique de fibres enduites ou non de liants, ou de produits déclassés. La partie 1-2 encadre strictement le recours aux produits déclassés : seuls sont admis ceux issus de rouleaux ou de panneaux déclassés pour défauts d'emballage, défauts de dimensions, d'équerrage, de planéité, de longueur, de largeur ou d'épaisseur, ou défauts de surfaçage. Ils peuvent également être issus de stocks de produits manufacturés à condition d'avoir été fabriqués depuis moins de 3 mois. Les caractéristiques intrinsèques des primitifs issus d'une procédure de déclassement ne doivent pas différer de celles des produits manufacturés, en particulier la masse volumique, le taux de liant et le fibrage.
L'isolant en vrac en ouate de cellulose de papier (LFCI) relève des dispositions de la norme NF EN 15101-1 pour ses caractéristiques déclarées, ses essais et ses contrôles de production. Il se présente sous forme de flocons fibreux comprimés et conditionnés en sac, fabriqués en usine par broyage de papiers sélectionnés ou de journaux, auxquels peuvent être ajoutés des additifs.
Sur le mode de preuve, il faut être précis car les CCTP sont souvent approximatifs : le NF DTU 45.11 exige la conformité aux exigences du Tableau 1 de la partie 1-2, issues des NF EN 14064-1 et NF EN 15101-1, et un contrôle de production assurant la permanence des performances. La note 2 indique que la CERTIFICATION ACERMI, ou son équivalent dans les conditions de l'avant-propos, VAUT LA PREUVE du respect de ces niveaux de performance. L'ACERMI est donc le mode de preuve retenu, pas une exigence autonome : écrire « certification ACERMI obligatoire » sans mentionner l'équivalence admise dans l'Espace économique européen est juridiquement fragile.
Le pare-vapeur, lorsqu'il est nécessaire, est une membrane INDÉPENDANTE conforme à la NF EN 13984 et dont la caractéristique sd en mètres doit être déclarée ; le DTU précise que l'utilisation des pare-vapeur à sd variable n'est PAS visée par le document. Les bandes, colles, mastics-colles et accessoires adhésifs de jointoiement doivent être compatibles avec leur support et acceptés suivant la procédure de l'Annexe A normative. L'isolant recouvrant la trappe d'accès est semi-rigide au sens de l'Annexe C normative, conforme aux NF EN 13162+A1 ou NF EN 13171+A1, et sa résistance thermique doit être aussi proche que possible de celle de l'isolant soufflé et SUPÉRIEURE OU ÉGALE À 6 m².K/W.
Avant tout soufflage, l'entrepreneur s'assure auprès du maître d'ouvrage que le plafond est capable de résister à la charge supplémentaire représentée par l'isolation soufflée — les dispositions du NF DTU 25.41 P1-1 relatives au dimensionnement du plafond en plaque de plâtre s'appliquant ; qu'il est continu et ne présente ni trou ni fente ouverte susceptibles de nuire à l'isolation ou d'augmenter la perméance à la vapeur d'eau ; qu'il est exempt de traces d'humidité résultant d'infiltrations ou de défauts d'étanchéité ; et qu'il est libre de tout objet faisant obstacle à la mise en œuvre.
La charge admissible est chiffrée, et c'est l'une des valeurs les plus utiles du document. En bâtiment neuf ou lors d'une reconstruction de l'ouvrage plafond en plaque de plâtre incorporant l'isolant, les dispositions du NF DTU 25.41 s'appliquent pour une masse surfacique d'isolant répartie INFÉRIEURE À 15 kg/m². En rénovation sans modification du plancher existant, dans le cas où l'isolant est sur un ouvrage en plaques de parement en plâtre avec ossature bois ou métallique, la masse surfacique totale de l'isolant, Y COMPRIS L'ISOLANT ÉVENTUELLEMENT DÉJÀ EN PLACE, est limitée à 10 kg/m².
Ce plafond de 10 kg/m² en rénovation est le point de contrôle le plus souvent manqué sur les chantiers d'isolation à guichet unique : il s'apprécie en cumulé avec l'isolant existant, ce qui suppose de connaître la nature et l'épaisseur de ce dernier avant de chiffrer le complément. Le DTU précise par ailleurs que la résistance thermique d'un isolant déjà en place, s'il est conservé, n'est PAS prise en compte pour la performance thermique finale — ce qui interdit d'annoncer un R cumulé.
Le complément sur isolant existant obéit à trois règles. Si un isolant est en place, quelle que soit sa nature, un complément à base de laine minérale ou de ouate de cellulose de papier peut être mis en œuvre. Si l'isolant en place comporte un surfaçage de type kraft orienté côté extérieur, c'est-à-dire côté froid, il convient de le LARDER à raison de 2 entailles par m². Et si l'isolant en place n'est pas en contact continu avec le support, y compris en périphérie, il doit être repositionné avant le soufflage.
L'ouvrage de fumisterie doit être conforme au NF DTU 24.1 P1-1 en matière de distance de sécurité, l'isolant soufflé ne devant pas être au contact du conduit de fumée. La distance de sécurité est la distance minimale entre la face externe de l'ouvrage « conduit de fumée » et les matériaux combustibles adjacents ; dans le cas d'un tubage, elle est mesurée à partir de la face externe du conduit d'origine. Elle se détermine selon le NF DTU 24.1 en fonction de la résistance thermique et de la classe de température du conduit. En l'absence de connaissance des éléments permettant de la déterminer, le NF DTU 45.11 permet de retenir une valeur minimale de 8 cm pour les conduits de fumée métalliques simples ou composites (multi-parois), 10 cm pour les conduits de fumée maçonnés, et 3 fois le diamètre du conduit pour les conduits de raccordement, AVEC UN MINIMUM DE 37,5 cm.
Pour éviter le contact entre l'isolant soufflé et la face externe du conduit, un arrêtoir est constitué d'un produit rigide — plaque de métal, de bois, de plâtre, panneau rigide d'isolant classé au moins A2-s1 d0. Il est installé à la distance de sécurité définie selon le NF DTU 24.1, mesurée depuis la face de l'arrêtoir du côté conduit, et sa hauteur est égale à celle de l'isolant soufflé MAJORÉE DE 10 cm, l'arrêtoir étant fixé afin de solidifier l'ouvrage.
L'isolant ne doit pas être au contact d'éléments électriques dégageant de la chaleur au sens de la norme NF C 15-100. Ces éléments doivent être sortis de la couche d'isolation ; à défaut, ils font l'objet de dispositions de protection. Les spots encastrés et les transformateurs présentent un risque de surchauffe et de condensation : ils doivent être protégés par des capots de protection conformes au 4.3.4 de la partie 1-2. Tout capot doit faire l'objet d'une évaluation selon le protocole de l'Annexe B normative, vérifiant sa compatibilité avec les isolants mis en œuvre et trois caractéristiques chiffrées : température de la surface extérieure du capot, en contact avec l'isolant, INFÉRIEURE À 120 °C ; température intérieure du capot NE DÉPASSANT PAS 150 °C ; réaction au feu au moins de classe A2-s2 d0 ou de catégorie M0. Le capot doit en outre être étanche aux poussières et fixé de façon à rester immobile pendant le soufflage.
L'alternative au capot est l'espace technique : créer un espace entre l'isolant et l'élément dégageant de la chaleur, présentant un plénum dans lequel le spot est encastré sans risque d'échauffement. La distance entre la sous-face du plancher isolé et le point haut du spot doit être AU MINIMUM DE 10 cm. Ce plénum peut être continu sur la surface du plafond traité ou réalisé sur un RAYON MINIMAL DE 30 cm autour du spot, l'espace technique étant réalisé par un plafond suspendu conforme au NF DTU 25.41.
En bâtiment neuf, les boîtes de dérivation doivent avoir été positionnées hors du volume destiné à recevoir l'isolant et fixées sur un élément de charpente ; si une boîte s'y trouve, elle doit être repérée sur la charpente par l'entreprise de soufflage. Les gaines électriques doivent être posées entre le plafond et les éléments de charpente pour être conformes à la NF C 15-100, les gaines d'antennes de télévision étant passées et suspendues roulées à la fermette. En rénovation, les câbles électriques SANS gaine ne peuvent pas rester sous l'isolation. Les groupes de ventilation et de récupération de chaleur doivent être hors du volume destiné à recevoir l'isolant afin de ne pas l'aspirer, et la technique d'isolation par soufflage ne peut pas se substituer au calorifugeage des conduits de ventilation situés hors du volume chauffé. Enfin, il ne doit pas y avoir de canalisation d'eau dans l'isolation : les canalisations doivent être déviées côté volume intérieur chauffé ou, si elles restent dans la partie non chauffée, isolées indépendamment du soufflage.
Le déflecteur est défini à l'article 3.1 : ce sont des pièces installées en périphérie à la jonction du plafond et de la charpente, de hauteur identique à celle de l'isolant soufflé MAJORÉE DE 10 cm, sans entrer en contact avec les éléments de couverture ou l'éventuel écran de sous-toiture. Le dispositif vise à éviter que l'isolant soit en contact avec les matériaux de couverture, afin de maintenir la circulation de l'air en sous-face des éléments de couverture exigée par les NF DTU de la série 40.
Le déflecteur peut être composé de matériaux rigides ou souples, y compris de bandes d'écran de sous-toiture conformes à la NF EN 13859-1 en pose tendue, satisfaisant les exigences de l'Annexe A.3 du NF DTU 40.29 P1-2 ou de tout autre produit de performance équivalente. En rénovation, des déflecteurs doivent être installés pour conserver la lame d'air de ventilation de sous-toiture. Les étrésillons de la charpente peuvent jouer ce rôle. Et la pose de déflecteurs n'est pas obligatoire lorsque la paroi verticale de structure en périphérie du support est de hauteur supérieure ou égale à la hauteur de l'isolant soufflé majorée de 10 cm, puisqu'elle assure alors la fonction de déflecteur.
L'arrêtoir répond à une autre situation : lorsque le comble communique avec une pièce non isolée, un garage par exemple, et non plafonnée ou non murée, un arrêtoir rigide de hauteur égale à celle de l'isolant soufflé majorée de 10 cm doit être mis en place. En travaux de rénovation, cet arrêtoir est à la charge de l'entreprise de soufflage. Un arrêtoir est également positionné pour assurer le recouvrement des parois verticales isolées, afin de traiter les ponts thermiques et d'éviter les risques de condensation et de moisissures ; cet arrêtoir périphérique est placé sur le mur extérieur du bâti.
La trappe d'accès obéit à un régime différent selon le contexte. En bâtiment neuf, la trappe est obligatoire — elle comprend le cadre et son chevêtre et intègre l'isolant — mais son isolation et son entourage ne font pas partie du marché de soufflage. En rénovation, quand elle existe, la trappe doit être isolée avec un isolant manufacturé dont la résistance thermique utile est au moins égale à celle de l'isolant soufflé, et l'entreprise d'isolation réalise le cadre de la trappe et son isolation ; si le cadre doit être fixé, un chevêtre doit être réalisé. La HAUTEUR DU CADRE doit être supérieure d'au moins 5 cm à l'épaisseur de l'isolant soufflé, et le positionnement doit permettre d'appuyer l'échelle sur un élément de charpente lorsque le cadre n'offre pas une rigidité suffisante.
C'est le sujet le plus mal traité dans les pièces écrites, parce qu'on y écrit souvent « pare-vapeur sd ≥ 18 m » comme une obligation générale. Le NF DTU 45.11 est plus nuancé. L'article 6.1.7 renvoie à l'Annexe B, normative, qui précise LES CONFIGURATIONS QUI NÉCESSITENT la mise en œuvre d'un ouvrage pare-vapeur. Ce n'est donc pas systématique : cela dépend de la nature de la couverture, de l'hygrométrie des locaux situés sous le comble, de la section des orifices de ventilation, et de la zone climatique.
Lorsqu'un ouvrage pare-vapeur est nécessaire, il doit avoir une épaisseur de couche de diffusion équivalente sd supérieure ou égale à 18 m, HORS ZONE TRÈS FROIDE. En zone très froide, définie selon la norme NF P 52-612/CN, et à défaut d'étude spécifique tenant compte des conditions réelles de l'opération, la mise en œuvre d'un ouvrage pare-vapeur de sd ≥ 57 m est considérée comme satisfaisante. Lorsque le système d'étanchéité à la vapeur d'eau est nécessaire, il est posé DU CÔTÉ CHAUD de la paroi.
Lorsque le système d'étanchéité à la vapeur d'eau est nécessaire, il est posé DU CÔTÉ CHAUD de la paroi.
L'Annexe B décrit les conditions d'application et les exigences permettant d'assurer la conservation des bois, en considérant que le taux d'humidité relative de l'air du comble perdu n'est pas supérieur à 80 % HR, sauf conditions passagères. Elle rappelle que le comble perdu doit TOUJOURS être ventilé, que la couverture comporte ou non en sous-face un écran, les sections d'entrée et de sortie d'air nécessaires étant définies dans les NF DTU « couverture » concernés de la série 40. Il faut donc chercher ces sections dans le DTU de couverture applicable, et non dans le NF DTU 45.11 : ce dernier n'énonce aucune valeur de section de ventilation.
L'exigence de l'Annexe B porte sur la somme Z = ZDP + ZDI, résistances à la diffusion de vapeur d'eau du plancher ou support de l'isolant ou parement (ZDP) et de l'isolation (ZDI). Lorsque cette exigence est respectée, la paroi sans système d'étanchéité à la vapeur d'eau ne présente pas de risque de condensation, pour les isolants de µ inférieur ou égal à 3, hygroscopiques ou non. Une note rappelle utilement que la durabilité en œuvre des matériaux doit aussi tenir compte, même en l'absence de condensation, du risque de dégradation de chaque matériau en fonction de l'hygrométrie et de la température : l'exigence sur Z n'est pas le seul critère de pérennité.
Côté mise en œuvre, la membrane est posée avec un recouvrement des lés de 10 cm, maintenu à l'aide d'un ruban adhésif de 50 mm de largeur minimum, la jonction périphérique avec les éléments de charpente ou de maçonnerie étant réalisée à l'aide d'un mastic et/ou d'un ruban adhésif. En travaux neufs avec membrane posée en sous-face des solives, une ossature secondaire en bois ou en métal, disposée perpendiculairement aux solives et d'ENTRAXE MAXIMAL 500 mm, permet d'assurer le maintien de la membrane sous le poids de l'isolant soufflé. Dans le cas d'une isolation en ouate de cellulose de papier, la membrane est ARMÉE. Enfin, lorsque le plafond est suspendu à une ossature secondaire, les éléments de suspension de l'ossature métallique ne doivent JAMAIS traverser la membrane.
Avant de souffler, la hauteur à laquelle l'isolant doit être soufflé est repérée sur les bois de charpente, soit par marquage directement sur le bois, soit en fixant des dispositifs de marquage comme des réglettes graduées. Ces dispositifs doivent être suffisamment rigides pour ne pas plier sous l'effet du soufflage, positionnés dans la mesure du possible pour que la graduation soit visible depuis la trappe d'accès, EN NOMBRE SUFFISANT — A MINIMA 4 POUR 100 m² — et répartis régulièrement dans le comble.
En travaux neufs, un espace de hauteur minimale de 60 mm doit être respecté entre la sous-face de la fermette et le support, plafond ou plancher, pour assurer une continuité de l'isolant sur toute la surface et la continuité de la performance thermique. En rénovation, lorsque le support est solidaire des solives, cette disposition peut ne pas être respectée : dans ce cas, l'épaisseur d'isolant soufflé doit recouvrir le dessus des solives d'une épaisseur minimale de 60 mm, pour la même raison.
Le soufflage est effectué en répartissant régulièrement le produit sur toute la surface à isoler, en commençant par les parties les plus éloignées du point d'accès et en se reculant progressivement vers celui-ci. Pour les laines minérales, le tuyau est maintenu en position horizontale à 1 m de hauteur environ afin que le jet de l'isolant soit de 2 m environ. Pour la ouate de cellulose de papier, le tuyau est maintenu en position horizontale afin que l'isolant soit soufflé, l'extrémité pouvant également être introduite dans la couche isolante en formation. L'entreprise s'assure que l'isolant en vrac soufflé ne pénètre pas dans le volume habité.
Le chemin de circulation obéit à des règles précises. Il ne doit pas y avoir de circulation ou de pose d'objet sur l'isolation soufflée ; le chemin a vocation à servir d'accès uniquement pour l'entretien des équipements techniques et il est aménagé par l'entreprise de soufflage à la demande du maître d'ouvrage. Il est limité au passage d'une seule personne et sa LARGEUR MAXIMALE EST DE 60 cm. Il est constitué de bois, de panneaux de bois ou de panneaux à base de bois d'une ÉPAISSEUR MINIMALE DE 19 mm, fixés mécaniquement sur lambourdes selon les prescriptions du NF DTU 51.3. Il ne doit pas comprimer l'isolation soufflée ; si les solives ont une hauteur inférieure à celle de l'isolant soufflé, elles sont rehaussées par des lambourdes permettant d'atteindre la hauteur finale requise, qui est celle de l'isolant MAJORÉE D'AU MOINS 4 cm pour laisser un passage d'air sous le bois.
Au fur et à mesure du soufflage, l'épaisseur d'isolant mis en place est vérifiée par rapport aux repères sur la charpente. L'entreprise réalise des mesures réparties sur la TOTALITÉ de la surface, à l'aide du dispositif décrit dans la partie 1-2, et A MINIMA 5 POINTS DE MESURE POUR 100 m² DE COMBLES sont réalisés. L'épaisseur de l'isolant installé lors de la mise en œuvre doit comprendre une SURÉPAISSEUR par rapport à l'épaisseur utile de la couche isolante, afin de tenir compte de la classe de tassement dans le temps.
Le dispositif de mesure est normé et c'est ce qui rend le contrôle opposable. Il s'agit d'une plaque de répartition de forme carrée de 200 mm × 200 mm, percée au centre pour y faire coulisser une aiguille. Cette plaque doit avoir une masse totale comprise ENTRE 75 ET 88 g de façon à exercer une pression de 20 ± 1,5 Pa. L'aiguille est constituée d'une tige en acier de 3 mm de diamètre, d'une longueur suffisante pour traverser toute l'épaisseur de la couche isolante, son extrémité étant effilée en pointe sur 20 mm. La mesure se fait par lecture sur une règle métallique graduée en millimètres permettant une lecture à 0,5 mm près.
Ce protocole disqualifie les contrôles improvisés : une pige quelconque, un mètre planté dans la laine ou une simple observation visuelle ne satisfont pas l'exigence. La pression de 20 Pa n'est pas anecdotique — elle standardise la compression exercée sur un matériau en vrac dont l'épaisseur apparente dépend directement de la charge appliquée.
Les machines de soufflage sont elles-mêmes encadrées par la partie 1-2. Deux technologies existent : les machines à turbine, utilisables uniquement avec de la laine minérale, dont les tuyaux ont un diamètre de 80, 100 ou 120 mm selon les spécifications du fabricant ; et les machines à cardes, où le matériau passe par une boîte à cardes ou un système de décompactage à griffes rotatives puis par un sas à écluse ou vanne rotative, avec des tuyaux de sortie de 63 à 125 mm pour la ouate de cellulose de papier et de 80 à 125 mm pour la laine minérale. Lorsqu'une télécommande est installée sur une machine existante, la vérification et le contrôle vis-à-vis de la sécurité électrique doivent être effectués par une tierce partie indépendante habilitée.
Le NF DTU 45.11 impose trois documents que le maître d'œuvre doit systématiquement réclamer, et dont l'absence est un motif de réserve simple à formuler.
Premier document, l'étiquette signalétique. Une étiquette doit être appliquée par l'entreprise en charge du soufflage SUR CHAQUE TABLEAU ÉLECTRIQUE OU À PROXIMITÉ, à destination des futurs corps de métiers intervenant dans le bâtiment. Elle doit contenir, normalement lisibles : la mention que les combles du bâtiment sont isolés avec un isolant soufflé ; l'interdiction d'installer tout élément pouvant constituer une source de chaleur continue — conduit de fumée, spot — au contact de l'isolant soufflé ; l'obligation de couvrir tout spot encastré et tout transformateur par un capot de protection ou de réaliser un plénum ; l'obligation de repositionner l'isolant en cas de déplacement. En cas d'inaccessibilité au tableau électrique, l'entreprise remet l'étiquette au maître d'ouvrage.
Deuxième document, la visite technique préalable. Elle a pour objectif de faire un état des lieux de la situation existante du chantier à exécuter et constitue l'élément central à partir duquel est réalisé le devis de l'entreprise. Elle fait l'objet d'un rapport EN DOUBLE EXEMPLAIRE, dont un est conservé par l'entreprise et l'autre par le client. Un modèle figure en Annexe C informative.
Elle fait l'objet d'un rapport EN DOUBLE EXEMPLAIRE, dont un est conservé par l'entreprise et l'autre par le client. Un modèle figure en Annexe C informative.
Troisième document, la fiche de fin de chantier. Elle a pour objectif de matérialiser la quantité d'isolant soufflé et constitue l'élément central du marché entre le maître d'ouvrage et l'entreprise de soufflage. Elle fait l'objet d'un rapport réalisé EN TROIS EXEMPLAIRES : un exemplaire agrafé dans le comble à un endroit facile d'accès pour lecture, ACCOMPAGNÉ DE TROIS DES ÉTIQUETTES DES SACS utilisés pour la réalisation du soufflage ; un exemplaire conservé par l'entreprise ; un exemplaire adressé au maître d'ouvrage. Un modèle figure en Annexe D informative. C'est cette fiche, avec les étiquettes de sacs, qui permet de recalculer a posteriori le pouvoir couvrant réellement mis en œuvre.
La première erreur est de viser le NF DTU 45.11 pour une technique qu'il ne couvre pas : épandage manuel, pose de rouleaux ou de panneaux (qui relève du NF DTU 45.10), insufflation ou projection en rampant, isolation entre plancher de comble et plafond de pièce inférieure, ou pose sous un plancher ventilé en sous-face par de l'air extérieur. Même erreur en outre-mer : le domaine exclut les zones de climat tropical ou équatorial.
La deuxième erreur est de prêter au DTU une exigence de résistance thermique. Le NF DTU 45.11 ne fixe aucun R minimal : la résistance thermique utile attendue est déterminée par calculs, à la charge du maître d'ouvrage. Les valeurs de R utilisées en pratique viennent de la réglementation thermique ou des critères d'aides, et doivent être annoncées comme telles. De la même façon, le DTU n'énonce aucune section de ventilation de comble : celles-ci se lisent dans les NF DTU de couverture de la série 40.
La troisième erreur porte sur la charge. En rénovation sur plafond en plaques de plâtre avec ossature, la masse surfacique totale de l'isolant est limitée à 10 kg/m² Y COMPRIS l'isolant déjà en place — ce cumul est très souvent ignoré. En neuf, le seuil est de 15 kg/m² et renvoie au dimensionnement du NF DTU 25.41. Et la résistance thermique d'un isolant existant conservé n'est pas prise en compte dans la performance finale.
Et la résistance thermique d'un isolant existant conservé n'est pas prise en compte dans la performance finale.
La quatrième famille regroupe les points singuliers : arrêtoir ou déflecteur dont la hauteur n'est pas majorée de 10 cm par rapport à l'isolant ; conduit de fumée traité sans distance de sécurité (8 cm métallique, 10 cm maçonné, 3 × diamètre avec minimum 37,5 cm en conduit de raccordement) ; spot encastré recouvert sans capot qualifié selon l'Annexe B (< 120 °C en surface extérieure, ≤ 150 °C à l'intérieur, A2-s2 d0 ou M0) ou plénum de moins de 10 cm ; transformateur laissé dans l'isolant ; boîte de dérivation ni sortie ni repérée ; câble sans gaine laissé sous l'isolation ; groupe de VMC dans le volume d'isolant ; canalisation d'eau noyée.
La cinquième famille relève du contrôle et de la traçabilité : moins de 4 repères de hauteur pour 100 m², moins de 5 points de mesure pour 100 m², mesure faite sans la plaque de 200 × 200 mm exerçant 20 ± 1,5 Pa, épaisseur installée non majorée de la surépaisseur de tassement, chemin de circulation de plus de 60 cm de large ou comprimant l'isolant, absence d'étiquette signalétique au tableau électrique, fiche de fin de chantier non agrafée dans le comble avec trois étiquettes de sacs. Sur les opérations suivies par Progineer, ces points sont figés au CCTP et vérifiés à la réception, la fiche de fin de chantier et les étiquettes de sacs servant de base au recalcul du pouvoir couvrant.
Épaisseur installée
Épaisseur de l'isolation au moment de la pose. Elle doit comprendre une surépaisseur par rapport à l'épaisseur utile pour tenir compte de la classe de tassement.
Tassement (s)
Réduction de l'épaisseur d'isolation au cours du temps à la suite de variations de l'humidité et de conditions climatiques cycliques, exprimée en pourcentage de l'épaisseur installée. Détermine la classe « S » ou « SH » du produit.
Épaisseur utile
Épaisseur à prendre en compte pour le calcul de la résistance thermique utile du procédé : e(utile) = e(installée) × (100 − s) / 100, en mètres.
Pouvoir couvrant
Masse d'isolant soufflé par unité de surface en partie courante, exprimée en kg/m². Se recalcule en fin de chantier à partir du nombre de sacs et de leur masse, en déduisant du volume apparent le volume occupé par les solives ou entraits.
Table de performance
Tableau obligatoire sur chaque sac donnant le lien entre résistance thermique, épaisseur à installer, pouvoir couvrant par m², nombre de sacs pour 100 m² et classe de tassement.
Système limitant la transmission de la vapeur d'eau dans une paroi : membranes souples avec leurs accessoires de pose, ou plaques rigides associées à leurs accessoires. Requis seulement dans les configurations de l'Annexe B normative.
sd (épaisseur de couche de diffusion équivalente)
Caractéristique du pare-vapeur, en mètres. Le NF DTU 45.11 impose sd ≥ 18 m hors zone très froide et sd ≥ 57 m en zone très froide, à défaut d'étude spécifique. Les pare-vapeur à sd variable ne sont pas visés par le document.
Déflecteur
Les pare-vapeur à sd variable ne sont pas visés par le document. Déflecteur
Pièce installée en périphérie à la jonction du plafond et de la charpente, de hauteur identique à celle de l'isolant soufflé majorée de 10 cm, sans contact avec les éléments de couverture ou l'écran de sous-toiture, afin de maintenir la circulation de l'air en sous-face de couverture.
Arrêtoir
Élément rigide limitant l'extension de l'isolant : autour d'un conduit de fumée (à la distance de sécurité du NF DTU 24.1, hauteur de l'isolant + 10 cm, produit classé au moins A2-s1 d0) ou en limite d'une pièce non isolée et non plafonnée.
Capot de protection de spot
Dispositif évalué selon l'Annexe B normative de la P1-2 : température de surface extérieure < 120 °C, température intérieure ≤ 150 °C, réaction au feu A2-s2 d0 ou M0, étanche aux poussières et fixé pour rester immobile pendant le soufflage.
Espace technique (plénum)
Alternative au capot : espace créé entre l'isolant et le spot, d'au moins 10 cm entre la sous-face du plancher isolé et le point haut du spot, continu ou réalisé sur un rayon minimal de 30 cm autour du spot, par plafond suspendu conforme au NF DTU 25.41.
Lardage
Opération consistant à entailler un surfaçage kraft d'isolant existant orienté côté froid, à raison de 2 entailles par m², avant soufflage du complément.
Norme des produits isolants en vrac à base de laine minérale formés sur chantier, spécification avant installation (indice P 75-431-1).
Norme des produits isolants en vrac à base de cellulose formés en place (LFCI), spécification avant mise en œuvre (indice P 75-454-1).
Norme des produits isolants en vrac à base de cellulose formés en place (LFCI), spécification avant mise en œuvre (indice P 75-454-1).
Mode de preuve retenu par le NF DTU 45.11 P1-2 : elle vaut la preuve du respect des niveaux de performance des caractéristiques listées au Tableau 1, une équivalence étant admise dans les conditions de l'avant-propos commun.
Plaque de répartition de mesure
Plaque carrée de 200 mm × 200 mm percée au centre, de masse comprise entre 75 et 88 g pour exercer 20 ± 1,5 Pa, associée à une aiguille en acier de 3 mm de diamètre effilée sur 20 mm. Dispositif normé de mesure de l'épaisseur installée.
Fiche de fin de chantier
Document matérialisant la quantité d'isolant soufflé, établi en trois exemplaires : un agrafé dans le comble avec trois étiquettes de sacs, un conservé par l'entreprise, un adressé au maître d'ouvrage.
NF DTU 45.11 - Isolation thermique de combles par soufflage d'isolant en vrac. Le NF DTU 45.11 « Isolation thermique de combles par soufflage d'isolant en vrac (laines minérales ou ouate de cellulose de papier) » (mars 2020, indice de classement P 75-502) vise UNIQUEMENT la mise en œuvre par SOUFFLAGE à l'aide d'une machine pneumatique : il ne couvre ni l'épandage manuel, ni la pose de rouleaux ou de panneaux (NF DTU 45.10), ni l'insufflation ou la projection. Il ne fixe aucune résistance thermique minimale — celle-ci est déterminée par calculs à la charge du maître d'ouvrage — mais il encadre la masse surfacique admissible (< 15 kg/m² en neuf, ≤ 10 kg/m² en rénovation sur plaques de plâtre), les arrêtoirs et déflecteurs majorés de 10 cm, les capots de protection des spots (surface extérieure < 120 °C, intérieur ≤ 150 °C, A2-s2 d0 ou M0), le pare-vapeur (sd ≥ 18 m hors zone très froide, sd ≥ 57 m en zone très froide) lorsque l'Annexe B l'impose, et le protocole de mesure d'épaisseur par plaque de 200 × 200 mm exerçant 20 ± 1,5 Pa. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Le domaine d'application couvre : Travaux d'exécution d'isolation thermique de combles non aménageables, non aménagés ou perdus, PAR SOUFFLAGE à l'aide de machine pneumatique, avec des isolants en vrac de laine minérale (laine de roche ou laine de verre) ou en ouate de cellulose de papier, fabriqués et conditionnés en usine. Fonctions assurées : isolation thermique d'une paroi et/ou isolement acoustique d'une paroi. Travaux neufs et de rénovation, exclusivement dans les locaux à faible ou moyenne hygrométrie au sens du NF DTU 20.1 ; ne traite pas les locaux climatisés. Supports visés : plancher béton, maçonné ou dalle de compression pleine et continue non poreuse ; plafond en plaque de plâtre, brique plâtrière ou lattis plâtré ; lambris posé selon NF DTU 36.2 P1-1 avec membrane assurant la continuité du support ; plancher bois ou à base de bois. Applicable à toutes les zones climatiques françaises À L'EXCLUSION des zones de climat tropical ou équatorial : le domaine ne couvre donc PAS les départements et régions d'outre-mer.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Non. Le NF DTU 45.11 vise exclusivement l'isolation de combles PAR SOUFFLAGE d'isolant en vrac à l'aide d'une machine pneumatique, avec des laines minérales ou de la ouate de cellulose de papier. L'isolation des combles par panneaux ou rouleaux en laine minérale manufacturée relève du NF DTU 45.10. Le NF DTU 45.11 exclut également l'épandage manuel, la projection, l'insufflation et les surfaces de répartition au-dessus de l'isolant soufflé.
Non. L'article 5.1 dispose que la résistance thermique utile attendue est déterminée par CALCULS, la note précisant que cette étude est à la charge du maître d'ouvrage. Les valeurs de R que l'on rencontre dans les marchés proviennent de la réglementation thermique applicable ou des critères d'éligibilité aux aides, pas du NF DTU 45.11.
Par la relation e(utile) = e(installée) × (100 − s) / 100, avec les deux épaisseurs en mètres et « s » le tassement exprimé en pourcentage de l'épaisseur installée. Le tassement est la réduction d'épaisseur au cours du temps à la suite de variations de l'humidité et de conditions climatiques cycliques ; il détermine la classe « S » ou « SH » du produit. L'épaisseur à installer figure dans la table de performance imprimée sur chaque emballage.
En bâtiment neuf ou lors d'une reconstruction du plafond en plaque de plâtre incorporant l'isolant, les dispositions du NF DTU 25.41 s'appliquent pour une masse surfacique d'isolant répartie inférieure à 15 kg/m². En rénovation sans modification du plancher existant, sur un ouvrage en plaques de parement en plâtre avec ossature bois ou métallique, la masse surfacique totale de l'isolant, y compris l'isolant éventuellement déjà en place, est limitée à 10 kg/m².
Oui. Si un isolant est en place, quelle que soit sa nature, un complément à base de laine minérale ou de ouate de cellulose de papier peut être mis en œuvre. Si l'isolant en place comporte un surfaçage de type kraft orienté côté extérieur (côté froid), il convient de le larder à raison de 2 entailles/m². S'il n'est pas en contact continu avec le support, y compris en périphérie, il doit être repositionné avant le soufflage. Attention : la résistance thermique d'un isolant déjà en place, s'il est conservé, n'est PAS prise en compte pour la performance thermique finale.
Elle se détermine selon le NF DTU 24.1, en fonction de la résistance thermique et de la classe de température du conduit. En l'absence de connaissance de ces éléments, le NF DTU 45.11 permet de retenir une valeur minimale de 8 cm pour les conduits de fumée métalliques simples ou composites (multi-parois), 10 cm pour les conduits de fumée maçonnés, et 3 fois le diamètre du conduit pour les conduits de raccordement, avec un minimum de 37,5 cm. Un arrêtoir rigide, de hauteur égale à celle de l'isolant majorée de 10 cm, empêche le contact.
Tout capot doit faire l'objet d'une évaluation selon le protocole de l'Annexe B normative de la partie 1-2, vérifiant sa compatibilité avec les isolants et trois caractéristiques : température de la surface extérieure du capot, en contact avec l'isolant, inférieure à 120 °C ; température intérieure du capot ne dépassant pas 150 °C ; réaction au feu au moins de classe A2-s2 d0 ou de catégorie M0. Le capot doit être étanche aux poussières et fixé de façon à rester immobile pendant le soufflage. Les transformateurs associés doivent être sortis de la couche d'isolation ou couverts par un capot identique.
La distance entre la sous-face du plancher isolé et le point haut du spot doit être au minimum de 10 cm. Ce plénum peut être continu sur la surface du plafond traité ou réalisé sur un rayon minimal de 30 cm autour du spot. L'espace technique est réalisé par un plafond suspendu conforme au NF DTU 25.41, et l'entreprise de soufflage s'assure que la charpente peut supporter le poids de l'ensemble de l'ouvrage rapporté.
Non. L'Annexe B normative du NF DTU 45.11 précise les configurations qui NÉCESSITENT un ouvrage pare-vapeur, en fonction de la nature de la couverture, de l'hygrométrie des locaux sous le comble, de la section des orifices de ventilation et de la zone climatique. Lorsqu'il est nécessaire, il doit avoir un sd supérieur ou égal à 18 m hors zone très froide ; en zone très froide, définie selon la NF P 52-612/CN et à défaut d'étude spécifique, un sd ≥ 57 m est considéré comme satisfaisant. Il est posé du côté chaud de la paroi.
La hauteur du déflecteur est identique à celle de l'isolant soufflé majorée de 10 cm, sans entrer en contact avec les éléments de couverture ou l'éventuel écran de sous-toiture. L'arrêtoir mis en place lorsque le comble communique avec une pièce non isolée et non plafonnée ou non murée répond à la même règle : hauteur de l'isolant majorée de 10 cm. La pose de déflecteurs n'est pas obligatoire lorsque la paroi verticale de structure en périphérie atteint déjà cette hauteur.
Pas dans le NF DTU 45.11. L'Annexe B rappelle que le comble perdu doit toujours être ventilé, que la couverture comporte ou non un écran de sous-toiture, mais précise que les sections d'entrée et de sortie d'air nécessaires sont définies dans les NF DTU « couverture » concernés de la série 40. Il faut donc se reporter au DTU de couverture applicable au projet.
Par un dispositif normé : une plaque de répartition carrée de 200 mm × 200 mm, percée au centre pour y faire coulisser une aiguille, d'une masse totale comprise entre 75 et 88 g de façon à exercer une pression de 20 ± 1,5 Pa. L'aiguille est une tige en acier de 3 mm de diamètre effilée en pointe sur 20 mm. La lecture se fait sur une règle métallique graduée en millimètres à 0,5 mm près. A minima 5 points de mesure pour 100 m² de combles sont réalisés, répartis sur la totalité de la surface.
La hauteur à laquelle l'isolant doit être soufflé est repérée sur les bois de charpente, par marquage direct ou par des réglettes graduées suffisamment rigides pour ne pas plier sous l'effet du soufflage. Elles sont positionnées, dans la mesure du possible, pour que la graduation soit visible depuis la trappe d'accès, en nombre suffisant — a minima 4 pour 100 m² — et réparties régulièrement dans le comble.
Il ne doit pas y avoir de circulation ou de pose d'objet sur l'isolation soufflée. Le chemin sert uniquement à l'entretien des équipements techniques, il est aménagé par l'entreprise de soufflage à la demande du maître d'ouvrage, limité au passage d'une seule personne, d'une largeur maximale de 60 cm. Il est constitué de bois ou de panneaux à base de bois d'épaisseur minimale 19 mm fixés mécaniquement sur lambourdes selon le NF DTU 51.3, sans comprimer l'isolation. Si les solives sont plus basses que l'isolant, elles sont rehaussées jusqu'à la hauteur de l'isolant majorée d'au moins 4 cm pour laisser un passage d'air sous le bois.
En rénovation, quand elle existe, la trappe doit être isolée avec un isolant manufacturé dont la résistance thermique utile est au moins égale à celle de l'isolant soufflé. La partie 1-2 précise que cet isolant est semi-rigide au sens de l'Annexe C normative, conforme aux NF EN 13162+A1 ou NF EN 13171+A1, et que sa résistance thermique doit être aussi proche que possible de celle de l'isolant soufflé et supérieure ou égale à 6 m².K/W. La hauteur du cadre doit être supérieure d'au moins 5 cm à l'épaisseur de l'isolant soufflé.
En travaux neufs, un espace de hauteur minimale de 60 mm doit être respecté entre la sous-face de la fermette et le support (plafond ou plancher), pour assurer la continuité de l'isolant sur toute la surface et la continuité de la performance thermique. En rénovation, lorsque le support est solidaire des solives, l'épaisseur d'isolant soufflé doit recouvrir le dessus des solives d'une épaisseur minimale de 60 mm.
Trois. Une étiquette signalétique appliquée sur chaque tableau électrique ou à proximité, rappelant la présence d'isolant soufflé, l'interdiction d'installer une source de chaleur continue à son contact, l'obligation de capoter les spots et transformateurs, et l'obligation de repositionner l'isolant en cas de déplacement. Un rapport de visite technique préalable en double exemplaire. Et une fiche de fin de chantier en trois exemplaires : un agrafé dans le comble à un endroit facile d'accès accompagné de trois des étiquettes des sacs utilisés, un conservé par l'entreprise, un adressé au maître d'ouvrage.
Non. Il est applicable à toutes les zones climatiques françaises à l'EXCLUSION des zones de climat tropical ou équatorial, la note de l'article 1 précisant que le domaine d'application ne couvre donc pas les départements et régions d'outre-mer. Il s'applique en outre exclusivement aux locaux à faible ou moyenne hygrométrie au sens du NF DTU 20.1 et ne traite pas les locaux climatisés.
Référence NF DTU 45.11 (P 75-502)
En vigueur depuis 1 mars 2020
NF DTU 45.11 (P 75-502) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. isolation, combles perdus, soufflage, laine minérale, ouate de cellulose, vrac, pare-vapeur, tassement, pouvoir couvrant, déflecteur, arrêtoir, capot de spot, NF DTU 45.11, P 75-502, NF EN 14064-1, NF EN 15101-1, ACERMI.