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NF DTU 35.2 - Cloisons mobiles | Progineer

NF DTU 35.2

Cloisons mobiles (murs mobiles) non porteuses, à panneaux suspendus sur un réseau de rails solidaire du gros œuvre, régnant sur toute la hauteur entre plancher et plafond, pour l'aménagement intérieur de bâtiments d'usage courant — bureaux, habitation, établissements recevant du public, bâtiments industriels — en travaux neufs comme en rénovation, en métropole et dans les DOM. Référentiel applicable : Règles Professionnelles Cloisons mobiles de juillet 2007 (SNFA / AQC), et non un DTU

Applicable depuis le 1 juillet 2018

mobile

mur mobile

escamotable

salle modulable

Règles Professionnelles 2007

SNFA

traverses télescopiques

Référentiel applicable : Règles Professionnelles de juillet 2007

Il n'existe pas de NF DTU 35.2. Les cloisons mobiles relèvent des Règles Professionnelles « Cloisons mobiles » de juillet 2007 (section Cloisons du SNFA, avec le CSTB, les bureaux de contrôle et les syndicats de la FFB, approuvées par l'AQC). Les cloisons amovibles et démontables relèvent quant à elles du NF DTU 35.1 de février 2015. Qualifications professionnelles : Qualibat 421 (amovibles) et 423 (mobiles), ou attestation CERFF

Références : Règles Professionnelles Cloisons mobiles - juillet 2007, NF DTU 35.1 (février 2015)

Aménagement intérieur de bâtiments d'usage courant (bureaux, habitation, ERP, bâtiments industriels), en neuf comme en rénovation, métropole et DOM. Cinq caractéristiques cumulatives : non porteuse, régnant sur toute la hauteur plancher/plafond, panneaux suspendus sur rails solidaires du gros œuvre sans guidage en partie basse, panneaux livrés dans leur état de finition définitif, stabilité et acoustique assurées par traverses télescopiques hautes et basses

  • • Structure supérieure ne pouvant pas supporter la charge de la cloison: Le roulement peut alors se faire en partie basse, par dérogation au principe de suspension haute
  • • Hors domaine: Cloisons de plus de 6 m de hauteur ; vitrage monolithique de plus de 4 m ; cloisons amovibles et démontables (NF DTU 35.1) ; cloisons basses ; parois de chambre froide ; ouvrages constituant garde-corps

Références : Règles Professionnelles Cloisons mobiles art. 1 et 3

Écarts de support que la cloison doit absorber

Sols finis : ± 6,0 mm au trait de niveau et planéité 5 mm sous la règle de 2 m (cloison mobile). Plafonds fixes ou structure supérieure : ± 12,5 mm au trait de niveau et planéité 12,5 mm sous 2 m. Parties verticales : 10 mm d'écart maximum sur l'aplomb et planéité 5 mm sous 2 m.

  • • Parois mobiles: Tolérances plus serrées : ± 3,0 mm au trait de niveau et 3 mm de planéité sous 2 m au sol ; 4 mm d'écart maximum sur l'aplomb en parties verticales
  • • Supports dont le DTU admet des écarts incompatibles: NF DTU 13.3 partie II, NF DTU 21, NF DTU 51.2, NF DTU 53.1, NF DTU 53.2, NF DTU 57.1 : le maître d'ouvrage doit prévoir des dispositions particulières aux DPM du lot support ou revêtement

Références : Règles Professionnelles art. 5.1.1 et 5.1.2

Efforts de manœuvre et maniabilité

Efforts de blocage et de déblocage ≤ 8 daN pour chaque main. Efforts de translation ≤ 10 daN. Mise en mouvement obtenue par la chute conventionnelle d'une masse de 13 kg d'une hauteur de 0,10 m sur l'organe de préhension. Cycle complet de stockage et de redéploiement par une seule personne ≤ 3 minutes.

  • • Cloison sans système de blocage/déblocage: Le critère des 8 daN par main ne s'applique pas ; seuls les efforts de translation et de mise en mouvement sont vérifiés

Références : Règles Professionnelles art. 5.2, 5.3 et annexe A

Performance acoustique RA et transmissions latérales

RA minimum : 41 dB pour les cloisons pleines, 35 dB pour les cloisons pleines avec porte pleine incorporée, 38 dB pour les cloisons vitrées. RA = Rw + C selon NF EN ISO 717-1, mesuré en laboratoire selon NF EN ISO 140-3.

  • • Parois mobiles: Aucune exigence acoustique
  • • Détalonnage des portes imposé par la ventilation: Aucune exigence acoustique ne peut plus être revendiquée
  • • Exigence supérieure à 41 dB: Le plancher pourra être interrompu, par exemple en y noyant une pièce de bois, afin d'éviter les transmissions latérales — disposition relevant des DPM

Références : Règles Professionnelles art. 5.6 et 6.5, NF EN ISO 717-1, NF EN ISO 140-3

Structure porteuse et réseau de rails

La structure porteuse doit reprendre la charge verticale et les contraintes latérales de l'ensemble (rail, panneaux, barrière phonique, fixations de portiques), en position déployée comme en position stockée. Son calcul ne fait pas partie du lot cloison : il s'effectue à partir des charges déclarées par l'entreprise de cloisons. Les rails et leurs fixations doivent tenir compte des efforts dynamiques engendrés par les manœuvres.

Références : Règles Professionnelles art. 6.1 et 6.1.1

Raccordement aux plafonds : interdiction de solidarisation

Le plafond suspendu ne peut pas être solidarisé au rail supérieur, afin de conserver l'accès pour réglage ultérieur et de ne pas transmettre les vibrations du rail (acoustiquement et mécaniquement). Le réseau de rails s'installe avant les plafonds suspendus, qui doivent être démontables sur au moins 600 mm de part et d'autre de l'axe des rails

  • • Plafond assurant une résistance au feu: La barrière phonique située au droit et au-dessus du rail doit présenter une résistance au feu équivalente à celle du plafond, l'exigence de démontabilité sur 600 mm restant valable

Références : Règles Professionnelles art. 6.1.2

Stabilité, endurance et liaison au sol

Après essai de poussée horizontale, la cloison ne doit accuser ni déformation permanente ni altération de structure, et aucun déplacement perpendiculaire des panneaux en partie basse ne doit être constaté. Aux chocs de corps mous et durs, les parements non verriers ne doivent présenter ni déformation permanente ni altération ; les parements verriers ne doivent pas subir de défaillance fonctionnelle.

  • • Parements verriers hors oculus ou de surface < 0,5 m²: L'essai de choc de corps durs s'applique, des marques d'impact étant admises sans endommagement de surface

Références : Règles Professionnelles art. 5.4, 5.5 et 6.1.4

Conditions requises et ordonnancement de la pose

Clos et couvert en état de finition définitif ; plus de réhumidification importante à craindre ; humidité relative de l'air 45 % à 70 % pour la pose ; surfaces de raccordement finies ; trait de niveau tracé sur chaque plateau ; protection des sols effectuée ; abords permettant des livraisons jusqu'à 20 t de charge utile.

Pose des rails après mise hors d'eau et hors d'air mais AVANT plafonds, gaines, tuyaux et fils électriques ; pose des panneaux après peintures et revêtements de sols et muraux.

Références : Règles Professionnelles art. 7.1, 7.1.3 et 7.1.4

ParamètreToléranceConditions
Sol fini — écart au trait de niveau (cloison mobile)± 6,0 mmParoi mobile : ± 3,0 mm
Sol fini — planéité (cloison mobile)5 mm sous la règle de 2 mParoi mobile : 3 mm sous la règle de 2 m
Plafond fixe / structure supérieure± 12,5 mm au trait de niveau et 12,5 mm sous la règle de 2 mÉcart que la cloison doit absorber
Parties verticales — aplomb (cloison mobile)10 mm d'écart maximumParoi mobile : 4 mm ; planéité 5 mm sous la règle de 2 m
Horizontalité après pose2 mm/mMême ligne ou arête continue, hors lisses hautes et basses
Alignement entre arêtes contiguës≤ 2 mm de décalageLignes ou arêtes réputées alignées
Planéité générale après pose≤ 7 mm sous la règle de 2 mFlèche maximale ≤ 1/500 de la plus grande dimension
Efforts de blocage / déblocage≤ 8 daN par mainEssai n° 2 de l'annexe A
Efforts de translation≤ 10 daNEssai n° 4 de l'annexe A, maintenu après essai d'endurance

Conditions requises et ordonnancement de la pose

Hauteur maximale de cloison mobile

Au-delà : hors domaine des Règles Professionnelles

Hauteur maximale de vitrage monolithique

Dimension : 4,00 m

Au-delà : hors domaine

Dimension : 41 dB

Minimum : 41 dB

RA = Rw + C, NF EN ISO 717-1

RA minimal — cloison pleine avec porte incorporée

Dimension : 35 dB

Minimum : 35 dB

Porte pleine incorporée

RA minimal — cloison vitrée

Aucune exigence pour les parois mobiles

Démontabilité du plafond suspendu

Dimension : ≥ 600 mm de part et d'autre de l'axe des rails

Accès au système de réglage des rails

Prise en feuillure minimale des vitrages

Feuillure 4 côtés, H < 3 m et L < 1,50 m, hors sécurité aux chutes — conduit en pratique à 8,5 mm de hauteur de feuillure

Pression de calcul des vitrages

Dimension : 600 Pa

Formules de dimensionnement de la NF P 78-201 (DTU 39)

Retombée du rail et de ses accessoires

Valeur conventionnelle retenue pour les essais de l'annexe A

Ambiance à la pose et après livraison

Dimension : HR 45-70 % (pose) / 40-70 % et ≥ 8 °C (après livraison)

Minimum : 8 °C

Locaux recevant les cloisons

Comprendre NF DTU 35.2

Pour NF DTU 35.2, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Le domaine d'application de NF DTU 35.2 couvre : Cloisons mobiles (murs mobiles) non porteuses, à panneaux suspendus sur un réseau de rails solidaire du gros œuvre, régnant sur toute la hauteur entre plancher et plafond, pour l'aménagement intérieur de bâtiments d'usage courant — bureaux, habitation, établissements recevant du public, bâtiments industriels — en travaux neufs comme en rénovation, en métropole et dans les DOM. Référentiel applicable : Règles Professionnelles Cloisons mobiles de juillet 2007 (SNFA / AQC), et non un DTU. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Tout savoir sur NF DTU 35.2

Contrairement à ce que laisse penser la numérotation, il n'existe pas de norme NF DTU 35.2. La liste des DTU en vigueur publiée par le CSTB ne référence, pour la série 35, que le NF DTU 35.1 « Cloisons amovibles », dont les parties P1-1, P1-2 et P2 datent de février 2015. Les cloisons mobiles sont explicitement exclues du domaine du NF DTU 35.1 et relèvent d'un texte distinct.

Ce texte est le document « Règles Professionnelles Cloisons mobiles » de juillet 2007. Les règles techniques de conception et de mise en œuvre y ont été rédigées par la section Cloisons du SNFA, en collaboration avec le CSTB, des bureaux de contrôle et des syndicats de la FFB, et approuvées en 2007 par l'Agence Qualité Construction. Elles constituent les règles de l'art pour la conception, la fabrication et la pose de ces ouvrages.

Une cloison mobile se définit par cinq caractéristiques cumulatives : elle est non porteuse ; elle règne sur toute la hauteur entre plancher et plafond ; ses panneaux sont suspendus sur un réseau de rails solidaire du gros œuvre, sans rail ni système de guidage en partie basse ; les panneaux arrivent sur le chantier dans leur état de finition définitif ; sa stabilité mécanique et ses caractéristiques acoustiques sont assurées par des traverses télescopiques hautes et basses.

Tout savoir sur NF DTU 35.2

Le document distingue la cloison mobile de la « paroi mobile », souvent vitrée, en simple panneau, qui n'a ni caractéristiques acoustiques ni traverses télescopiques mais un système de verrouillage au sol. Cette distinction commande directement le niveau d'exigence : les parois mobiles n'ont aucune exigence acoustique, et leurs tolérances de support sont deux fois plus serrées que celles des cloisons mobiles.

Comprendre en détail NF DTU 35.2

Les Règles Professionnelles de juillet 2007 s'appliquent aux cloisons mobiles destinées à l'aménagement intérieur de bâtiments d'usage courant — bâtiments de bureaux ou d'habitation, établissements recevant du public, bâtiments industriels — tant en travaux neufs qu'en travaux de rénovation et de modification d'installation, et tant en métropole que dans les DOM.

Six catégories d'ouvrages sont explicitement hors domaine : les cloisons de plus de 6 m de hauteur ; les cloisons constituées d'un vitrage monolithique de plus de 4 m de hauteur ; les cloisons amovibles et démontables, qui relèvent du NF DTU 35.1 ; les cloisons basses, dont la hauteur est limitée et qui ne montent pas intégralement jusqu'au plafond fixe ou suspendu ; les parois de chambre froide ; et les ouvrages constituant garde-corps.

Deux typologies sont distinguées. La cloison monodirectionnelle est composée de panneaux à suspension centrale, éventuellement reliés par groupes de deux ou plus ; ils ne peuvent se déplacer que sous un rail rectiligne et ne se stockent qu'à chacune des extrémités. La cloison multidirectionnelle est composée de panneaux indépendants comportant chacun deux points de suspension, circulant dans un réseau de rails pouvant comporter des intersections, ce qui autorise un stockage dans des zones dédiées ou des placards.

Tolérances des supports : ce que la cloison doit pouvoir absorber

Les cloisons doivent, par conception, absorber les écarts des supports finis dans des limites chiffrées. Vis-à-vis des sols finis, une cloison mobile doit absorber ± 6,0 mm par rapport au trait de niveau et une planéité de 5 mm maximum sous la règle de 2 m. Pour une paroi mobile, les valeurs sont deux fois plus serrées : ± 3,0 mm par rapport au trait de niveau et 3 mm maximum sous la règle de 2 m.

Vis-à-vis des plafonds fixes ou de la structure supérieure, les écarts admissibles sont de ± 12,5 mm par rapport au trait de niveau et de 12,5 mm maximum sous la règle de 2 m. Vis-à-vis des parties verticales, une cloison mobile doit absorber 10 mm d'écart maximum sur l'aplomb d'un poteau ou d'une paroi de plancher à plancher, et 5 mm de planéité sous la règle de 2 m ; pour une paroi mobile, l'écart d'aplomb admissible tombe à 4 mm.

Tolérances des supports : ce que la cloison doit pouvoir absorber

Le texte prévoit explicitement trois cas de figure lors de la réception du support. Premier cas : les supports respectent, conformément à leurs propres DTU, des tolérances compatibles — c'est le cas du NF DTU 26.2 (chapes et dalles), du NF DTU 51.1, du NF DTU 51.11, du NF DTU 51.3, du NF DTU 52.1 et du NF DTU 52.2. Deuxième cas : les tolérances de leur DTU ne sont pas compatibles — c'est le cas du NF DTU 13.3 partie II, du NF DTU 21, mais aussi du NF DTU 51.2, du NF DTU 53.1, du NF DTU 53.2 et du NF DTU 57.1 ; le maître d'ouvrage doit alors prévoir des dispositions particulières dans les documents particuliers du marché du lot support. Troisième cas : le support fini existant ne respecte pas les tolérances, et des travaux d'adaptation doivent être décidés d'un commun accord entre maître d'ouvrage, entreprise de sol et entreprise de cloisons.

Ce point est le plus sous-estimé en coordination : un plancher surélevé relevant du NF DTU 57.1 renvoie ses tolérances soit au support, soit au revêtement, et ne garantit donc pas de lui-même la compatibilité avec une cloison mobile. Il faut l'écrire au CCTP du lot sol.

Efforts de manœuvre, maniabilité et endurance

Les Règles Professionnelles chiffrent les performances de manœuvre par une série d'essais normatifs en annexe. Si la cloison comporte un système de blocage et de déblocage, les efforts correspondants ne doivent pas être supérieurs à 8 daN pour chaque main. Les efforts de translation ne doivent pas être supérieurs à 10 daN. La mise en mouvement de chaque panneau doit être obtenue par un effort dynamique conventionnel : la chute d'une masse de 13 kg d'une hauteur de 0,10 m sur l'organe de préhension, dans le sens du déplacement.

Le déplacement des différents panneaux par une seule personne doit pouvoir être obtenu sans difficulté particulière, et le temps du cycle complet de stockage et de redéploiement ne doit pas dépasser 3 minutes. Le critère de rapidité de montage est fixé par un essai conventionnel en laboratoire : le temps doit être inférieur à 14 heures pour un monteur, ou à 7 heures pour deux monteurs, l'étanchéité des joints étant ensuite vérifiée à la rampe lumineuse — aucun point lumineux ne doit être visible du côté opposé.

Les essais d'endurance portent sur le dispositif de blocage-déblocage, sur le dispositif de déplacement des panneaux et sur le bloc-porte. À l'issue de ces essais, les efforts ne doivent pas dépasser ceux mesurés initialement, il ne doit apparaître ni déformation permanente, ni jeu, ni usure mettant en cause la qualité de la cloison, et la facilité de manœuvre manuelle de la porte doit être identique à celle du début, sans usure du système d'étanchéité périphérique ni affaissement de la porte et des paumelles.

Efforts de manœuvre, maniabilité et endurance

Ces chiffres sont directement exploitables au CCTP : exiger « 8 daN maximum par main au blocage, 10 daN maximum en translation, cycle complet en moins de 3 minutes » est bien plus opérant que demander une cloison « facilement manœuvrable ».

Isolation acoustique : RA, et non DnT,A

L'indice d'affaiblissement acoustique pondéré minimum est de RA = 41 dB pour les cloisons pleines, RA = 35 dB pour les cloisons pleines avec porte pleine incorporée, et RA = 38 dB pour les cloisons vitrées. Les parois mobiles n'ont aucune exigence acoustique.

L'indice est aujourd'hui exprimé selon la NF EN ISO 717-1 en dB : RA = Rw + C, où Rw est l'indice d'affaiblissement pondéré et C le terme d'adaptation. Cet indice RA remplace l'ancienne valeur en dB(A) et en est très voisin. L'essai est effectué en laboratoire selon la NF EN ISO 140-3, en l'absence de toute transmission latérale.

Le texte insiste sur un point contractuel majeur : il ne faut pas confondre l'indice d'affaiblissement acoustique pondéré RA, qui caractérise l'élément de construction et se mesure en laboratoire, et l'isolement acoustique standardisé pondéré DnT,A, qui représente l'isolation entre deux locaux et se mesure in situ. DnT,A dépend de RA mais aussi des transmissions latérales, de la surface de la paroi séparative, du volume du local de réception et de sa réverbération. Une exigence d'isolement in situ nécessite une étude particulière d'un acousticien et ne peut en aucun cas être demandée à l'entreprise de cloisons.

Isolation acoustique : RA, et non DnT,A

Une exigence d'isolement in situ nécessite une étude particulière d'un acousticien et ne peut en aucun cas être demandée à l'entreprise de cloisons.

Trois chemins de transmission latérale sont identifiés : les plafonds, la façade (ossature de murs-rideaux et éléments filants) et les planchers, en particulier parquets, dalles flottantes et planchers techniques. Lorsqu'une exigence acoustique est demandée, la réalisation d'une barrière phonique peut être envisagée mais relève d'une prescription particulière des documents particuliers du marché — et elle ne devra pas être détériorée ensuite par des passages de gaines ou des chemins de câbles. Au-delà de 41 dB, le texte prévoit que le plancher pourra être interrompu, par exemple en y noyant une pièce de bois.

Dispositions constructives : rails, plafonds et liaison au sol

La structure porteuse doit reprendre la charge verticale et les contraintes latérales de l'ensemble — rail, panneaux, barrière phonique, fixations de portiques — tant en position déployée qu'en position stockée, là où la concentration de poids est importante. Le calcul de cette structure porteuse ne fait pas partie du lot cloison : il s'effectue à partir des charges déclarées par l'entreprise chargée de la cloison mobile. La conception des rails et de leurs fixations doit en outre tenir compte des efforts dynamiques engendrés par les manœuvres.

Le plafond suspendu ne peut pas être solidarisé au rail supérieur de la cloison, pour deux raisons : il faut pouvoir accéder à la partie supérieure du rail pour un réglage ultérieur, et il ne faut pas transmettre les vibrations du rail, acoustiquement et mécaniquement. L'installation du réseau de rails doit s'effectuer avant celle des plafonds suspendus, et ceux-ci doivent être démontables sur au moins 600 mm de part et d'autre de l'axe des rails pour permettre l'accès au système de réglage — par exemple en cas d'affaissement ou de fluage de la structure porteuse. Lorsque le plafond assure une résistance au feu, la barrière phonique située au droit et au-dessus du rail doit présenter une résistance au feu équivalente, l'exigence de démontabilité sur 600 mm restant valable.

Dispositions constructives : rails, plafonds et liaison au sol

La liaison avec le sol se fait par des doigts et des douilles métalliques positionnés au sol, en particulier pour les panneaux-portes et les jonctions d'angle. Ces douilles viennent seulement en complément du système de verrouillage : elles n'ont pas à supporter d'efforts latéraux et n'assurent que le positionnement. Les documents particuliers du marché doivent signaler la présence dans le sol de toute canalisation électrique ou d'eau susceptible d'être détériorée par la pose de ces douilles.

Sauf prescription spéciale, l'ensemble du système de cloisons n'est pas mis à la terre et les cloisons mobiles ne peuvent pas être équipées de matériels d'alimentation ou d'éclairage électrique. Les systèmes de fermeture et de déplacement peuvent en revanche être motorisés dans le respect des réglementations en vigueur.

Vitrages : feuillure, épaisseur et sécurité

La prise en feuillure minimale des vitrages au sens de la NF P 78-201 (référence DTU 39) est de 5 mm, pour les vitrages pris en feuillure sur quatre côtés, de hauteur inférieure à 3 mètres et de largeur inférieure à 1,50 mètre, et qui ne participent pas à la sécurité aux chutes de personnes. Le texte précise que, compte tenu des tolérances des châssis et des vitrages, cette prise minimale conduit généralement à une hauteur de feuillure d'au moins 8,5 mm.

L'épaisseur des vitrages se calcule avec les formules de dimensionnement de la NF P 78-201 (DTU 39), en retenant une pression de calcul de 600 Pa. C'est une donnée d'entrée précise, souvent absente des CCTP, qui conditionne pourtant le choix entre un simple vitrage feuilleté et un double vitrage.

En dehors de spécifications particulières, les cloisons doivent être munies de vitrages de sécurité en conformité avec les réglementations en vigueur selon la destination déclarée des locaux : règlement de sécurité ERP articles CO 23 à CO 26, PE 13 et instruction technique 263 pour les établissements recevant du public ; arrêté du 18 octobre 1977 pour les immeubles de grande hauteur ; code du travail pour les lieux de travail.

Conditions de chantier, planification et tolérances de pose

La pose ne peut intervenir que si le clos et le couvert du bâtiment sont dans leur état de finition définitif, si une réhumidification importante des locaux n'est plus à craindre, si l'humidité relative de l'air se situe entre 45 % et 70 %, si les surfaces de raccordement (plafonds, sols, façades, poteaux) sont dans leur état de finition définitif, si un trait de niveau est tracé sur chaque plateau et si la protection des sols a été effectuée. Les abords doivent permettre des livraisons par camion jusqu'à 20 tonnes de charge utile.

L'ordonnancement est contraint : la pose des rails ne peut se faire qu'après mise hors d'eau et hors d'air du local, mais avant la pose des plafonds, des gaines, des tuyaux et des fils électriques. La pose des panneaux, elle, ne peut se faire qu'après l'exécution des peintures et des revêtements de sols et muraux. À partir de la livraison des panneaux, les zones du bâtiment recevant les cloisons doivent présenter une hygrométrie ambiante comprise entre 40 % et 70 % et une température minimale de 8 °C, et la zone de stockage doit être rendue inaccessible aux autres corps d'état.

Conditions de chantier, planification et tolérances de pose

Les tolérances de mise en œuvre du plancher fini sont de 2 mm par mètre pour l'horizontalité d'une même ligne ou arête continue, hors lisses hautes et basses ; de 2 mm de décalage maximum entre deux lignes ou arêtes réputées alignées et contiguës ; et, pour la planéité générale, d'un écart maximal de 7 mm sous la règle de 2 m appliquée sur tout remplissage réputé plan, la flèche maximale de tout élément réputé plan étant limitée à 1/500 de sa plus grande dimension. Ces tolérances ne peuvent être respectées que si les défauts des supports restent dans les limites indiquées plus haut.

Erreurs fréquentes sur une cloison mobile

La première erreur est de prescrire un « NF DTU 35.2 » qui n'existe pas. Le CCTP doit viser les Règles Professionnelles Cloisons mobiles de juillet 2007 et, le cas échéant, exiger la qualification Qualibat 423 (cloisons mobiles) ou une attestation CERFF, la qualification 421 correspondant aux cloisons amovibles.

La deuxième erreur est de demander un isolement in situ DnT,A à l'entreprise de cloisons. Le texte l'interdit explicitement : l'entreprise s'engage sur l'indice RA de son produit, mesuré en laboratoire ; l'isolement entre locaux dépend des transmissions latérales et relève d'une étude d'acousticien.

La troisième erreur est de laisser le lot faux plafond solidariser le plafond suspendu au rail supérieur, ou de ne pas réserver la démontabilité de 600 mm de part et d'autre de l'axe du rail. Le réglage ultérieur du rail devient alors impossible et les vibrations se transmettent au plafond.

La quatrième erreur est de percer la barrière phonique par un chemin de câbles ou un passage de gaines après coup : l'ouvrage acoustique le plus soigné est réduit à néant par une seule traversée non traitée. La cinquième erreur, enfin, est de poser la cloison sur un support hors tolérance — plancher surélevé, dalle flottante, parquet collé — sans avoir prévu au CCTP du lot sol les dispositions particulières que les Règles Professionnelles exigent dans ce cas.

Erreurs fréquentes sur une cloison mobile

Document de référence : « Règles Professionnelles Cloisons mobiles », juillet 2007, rédigé par la section Cloisons du SNFA avec le CSTB, des bureaux de contrôle et des syndicats de la FFB, approuvé par l'Agence Qualité Construction (snfa.fr, fenetrealu.com). Il ne s'agit pas d'une norme homologuée mais de règles de l'art professionnelles.

Normes citées par le texte : NF EN ISO 140-3 (mesurage en laboratoire de l'affaiblissement des bruits aériens), NF EN ISO 717-1 (évaluation de l'isolement aux bruits aériens), NF EN 485-2 et NF EN 573-3 (aluminium), NF P 78-201 (DTU 39, miroiterie-vitrerie), NF P 08-301 (essais de résistance aux chocs), NF EN 13986 (panneaux à base de bois), NF EN 13162 à 13166 (isolants), NF C 15-100 (installations électriques basse tension).

Textes réglementaires visés : arrêté du 22 mars 2004 (résistance au feu), arrêté du 21 novembre 2002 (réaction au feu), article AM 14 du règlement de sécurité ERP imposant des matériaux de catégorie M3 pour les cloisons mobiles, article AM 8 de l'arrêté du 6 octobre 2004 pour les produits d'isolation. Pour les cloisons amovibles et démontables, se reporter au NF DTU 35.1 de février 2015, publié par le CSTB.

Glossaire NF DTU 35.2

Cloison mobile (mur mobile)

Cloison non porteuse dont les éléments peuvent être déplacés dans un système fixe solidaire de la structure, régnant sur toute la hauteur entre plancher et plafond, à panneaux suspendus sur rails sans guidage en partie basse, livrés finis, dotée de caractéristiques acoustiques assurées par des traverses télescopiques hautes et basses.

Paroi mobile

Cloison mobile souvent vitrée, en simple panneau, sans caractéristiques acoustiques ni traverses télescopiques, mais dotée d'un système de verrouillage au sol. Aucune exigence acoustique ne s'y applique, mais ses tolérances de support sont plus serrées.

Cloison monodirectionnelle / multidirectionnelle

Monodirectionnelle : panneaux à suspension centrale circulant sous un rail rectiligne, stockage aux seules extrémités. Multidirectionnelle : panneaux indépendants à deux points de suspension circulant dans un réseau de rails à intersections, avec zones de stockage dédiées.

Panneau télescopique

Panneau d'extrémité comportant, en plus des traverses mobiles hautes et basses, un montant télescopique. Une commande souvent centrale actionne simultanément traverses et montant pour assurer l'isolation phonique haute, basse et latérale.

RA = Rw + C selon NF EN ISO 717-1, exprimé en dB. Il caractérise l'aptitude d'un élément de construction à atténuer la transmission du son et se mesure en laboratoire, hors transmissions latérales.

DnT,A (isolement acoustique standardisé pondéré)

Glossaire NF DTU 35.2

DnT,A (isolement acoustique standardisé pondéré)

Valeur d'isolation entre deux locaux, mesurée in situ. Elle dépend de RA mais aussi des transmissions latérales, de la surface séparative, du volume et de la réverbération du local de réception. Elle ne peut pas être exigée de l'entreprise de cloisons.

Barrière phonique

Dispositif situé au droit et au-dessus du rail, destiné à couper les transmissions latérales par le plénum. Sa réalisation relève d'une prescription particulière des DPM et elle ne doit pas être détériorée ensuite par des gaines ou chemins de câbles.

Qualibat 421 / 423

Qualifications professionnelles distinctes : 421 pour les cloisons amovibles, 423 pour les cloisons mobiles. L'attestation CERFF constitue une alternative reconnue.

Qu'est-ce que NF DTU 35.2 ?

NF DTU 35.2 - Cloisons mobiles. Il n'existe pas de NF DTU 35.2 : la série 35 des DTU en vigueur ne comporte que le NF DTU 35.1 « Cloisons amovibles » de février 2015. Les cloisons mobiles — également appelées murs mobiles — relèvent des Règles Professionnelles « Cloisons mobiles » de juillet 2007, rédigées par la section Cloisons du SNFA avec le CSTB, les bureaux de contrôle et les syndicats de la FFB, et approuvées par l'Agence Qualité Construction. Ce document fixe les matériaux admis, les critères de mise en place, les efforts de manœuvre, la stabilité, l'endurance, l'isolation acoustique, les dispositions constructives et les tolérances de pose. Un support hors tolérance, un plafond suspendu solidarisé au rail ou une barrière phonique percée par un chemin de câbles suffisent à ruiner la performance acoustique attendue. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 35.2 ?

Le domaine d'application couvre : Cloisons mobiles (murs mobiles) non porteuses, à panneaux suspendus sur un réseau de rails solidaire du gros œuvre, régnant sur toute la hauteur entre plancher et plafond, pour l'aménagement intérieur de bâtiments d'usage courant — bureaux, habitation, établissements recevant du public, bâtiments industriels — en travaux neufs comme en rénovation, en métropole et dans les DOM. Référentiel applicable : Règles Professionnelles Cloisons mobiles de juillet 2007 (SNFA / AQC), et non un DTU. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Existe-t-il un NF DTU 35.2 pour les cloisons mobiles ?

Non. La série 35 des DTU en vigueur ne comporte que le NF DTU 35.1 « Cloisons amovibles » (parties P1-1, P1-2 et P2 de février 2015), qui exclut de son domaine les cloisons mobiles. Celles-ci relèvent des Règles Professionnelles « Cloisons mobiles » de juillet 2007, rédigées par la section Cloisons du SNFA avec le CSTB et approuvées par l'Agence Qualité Construction.

Quelles performances acoustiques minimales pour une cloison mobile ?

RA = 41 dB pour une cloison pleine, RA = 35 dB pour une cloison pleine avec porte pleine incorporée, RA = 38 dB pour une cloison vitrée. RA = Rw + C selon la NF EN ISO 717-1, mesuré en laboratoire selon la NF EN ISO 140-3. Les parois mobiles n'ont aucune exigence acoustique.

Peut-on exiger un isolement acoustique in situ de l'entreprise de cloisons ?

Non. Les Règles Professionnelles précisent qu'une exigence d'isolement in situ (DnT,A) nécessite une étude particulière d'un acousticien et ne peut en aucun cas être demandée à l'entreprise. L'engagement de l'entreprise porte sur l'indice RA du produit, mesuré en laboratoire hors transmissions latérales.

Quelles tolérances le support doit-il respecter ?

Sols finis : ± 6,0 mm par rapport au trait de niveau et 5 mm de planéité sous la règle de 2 m pour une cloison mobile ; ± 3,0 mm et 3 mm pour une paroi mobile. Plafonds ou structure supérieure : ± 12,5 mm et 12,5 mm sous la règle de 2 m. Parties verticales : 10 mm d'écart d'aplomb et 5 mm de planéité sous 2 m pour une cloison mobile, 4 mm d'aplomb pour une paroi mobile.

Quels efforts de manœuvre sont admissibles ?

8 daN maximum pour chaque main sur les organes de blocage et de déblocage, 10 daN maximum en translation. La mise en mouvement doit être obtenue par la chute conventionnelle d'une masse de 13 kg d'une hauteur de 0,10 m. Le cycle complet de stockage et de redéploiement par une seule personne ne doit pas dépasser 3 minutes.

Le plafond suspendu peut-il être fixé au rail de la cloison mobile ?

Non. Le plafond suspendu ne peut pas être solidarisé au rail supérieur, afin de conserver l'accès pour un réglage ultérieur et de ne pas transmettre les vibrations du rail. Le réseau de rails s'installe avant les plafonds, qui doivent rester démontables sur au moins 600 mm de part et d'autre de l'axe des rails.

Quelle épaisseur de vitrage retenir dans une cloison mobile ?

L'épaisseur se calcule avec les formules de dimensionnement de la NF P 78-201 (DTU 39), en retenant une pression de calcul de 600 Pa. La prise en feuillure minimale est de 5 mm pour un vitrage pris sur quatre côtés, de hauteur inférieure à 3 m et de largeur inférieure à 1,50 m, ne participant pas à la sécurité aux chutes — soit en pratique une hauteur de feuillure d'au moins 8,5 mm.

Quelles sont les exclusions du domaine des Règles Professionnelles ?

Les cloisons de plus de 6 m de hauteur, les cloisons constituées d'un vitrage monolithique de plus de 4 m de hauteur, les cloisons amovibles et démontables (NF DTU 35.1), les cloisons basses ne montant pas jusqu'au plafond, les parois de chambre froide et les ouvrages constituant garde-corps.

Référence NF DTU 35.2

En vigueur depuis 1 juillet 2018

NF DTU 35.2 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. cloisons, mobile, mur mobile, escamotable, acoustique, salle modulable, Règles Professionnelles 2007, SNFA, RA, traverses télescopiques.