# Circuit électrique de la machine Le circuit électrique alimente le démarrage, l'éclairage et les capteurs. Il fonctionne en 24 volts et impose des contrôles de tension, d'isolement et de propreté des contacts. Toute intervention débute batteries déconnectées, selon la procédure de sécurité. ## Alimentation, batteries et charge Le circuit est alimenté en 24 volts par deux batteries montées en série. L'alternateur, entraîné par une courroie d'alternateur distincte de la distribution, débite un courant maximal de 80 ampères et maintient la charge en fonctionnement ; un régulateur intégré stabilise la tension quel que soit le régime. Au démarrage, le démarreur appelle un courant très élevé pendant un bref instant, ce qui impose des câbles de forte section et des cosses parfaitement serrées. Chaque batterie au plomb a une capacité de 110 ampères-heures ; cette capacité chute avec le froid et l'âge, ce qui allonge le temps de recharge et réduit l'aptitude au démarrage. La tension à vide d'une batterie chargée est de 12,7 volts au repos ; une valeur nettement inférieure traduit une décharge profonde ou un élément en court-circuit. La densité de l'électrolyte, mesurée au pèse-acide, confirme l'état de charge lorsque la batterie le permet. Un capteur de tension surveille en permanence la ligne et déclenche une alarme si le seuil bas est franchi moteur tournant, signe d'un défaut de charge ou d'une courroie détendue. Nettoyer les cosses et appliquer une graisse diélectrique contre l'oxydation : une résistance de contact élevée provoque un échauffement local, une chute de tension et des démarrages difficiles. La procédure de charge externe impose de respecter la polarité et de ne jamais dépasser le courant recommandé, sous peine de dégazage et d'élévation de la température de l'électrolyte ; une charge lente est préférée pour préserver la durée de vie, la charge rapide étant réservée au dépannage. Un coupe-batterie général permet d'isoler l'ensemble avant toute intervention. ## Protections, fusibles et distribution La protection du réseau repose sur une hiérarchie de fusibles calibrés selon la section des conducteurs qu'ils protègent. Le fusible principal du circuit de puissance est calibré à 125 ampères et se situe au plus près des batteries ; il coupe l'ensemble en cas de court-circuit franc. Les circuits secondaires disposent de fusibles de plus faible calibre logés dans la boîte à fusibles, derrière la planche de bord côté gauche, chaque emplacement étant repéré sur un schéma. Certains organes de puissance sont pilotés par des relais qui commutent le fort courant à distance de la commande, ce qui réduit la longueur des câbles épais et la chute de tension. Un fusible fondu doit être remplacé par un modèle de même calibre, jamais supérieur : un calibre trop élevé laisse passer un courant que le câblage ne supporte pas et crée un risque d'incendie. La cause d'un fusible qui fond de façon répétée est recherchée avant tout remplacement, car elle traduit un défaut d'isolement ou une surcharge. Le contrôle de continuité et la mesure de la chute de tension sous charge permettent de localiser un contact résistant avant qu'il ne provoque une panne ; un point chaud repéré au thermomètre confirme le diagnostic. Chaque intervention est notée sur la fiche du véhicule avec la valeur du seuil de déclenchement relevé et l'état des protections. ## Éclairage et signalisation Les phares avant utilisent des ampoules à LED de 35 watts, à faible consommation et longue durée de vie. Le faisceau de croisement se règle à 1 pour cent d'inclinaison vers le bas pour ne pas éblouir. La procédure de réglage se fait machine à vide sur sol plat, à distance normalisée d'un mur.