Circuit hydraulique de levage et d'orientation
Le circuit hydraulique alimente les vérins de levage et le moteur d'orientation. Il fonctionne à haute pression et impose des contrôles de débit, de niveau et de température de l'huile. Toute intervention débute circuit décomprimé, selon la procédure du constructeur.
Toute intervention débute circuit décomprimé, selon la procédure du constructeur.
La pompe à pistons axiaux à cylindrée variable fournit un débit de 90 litres par minute au régime nominal et adapte ce débit à la demande des récepteurs grâce à une régulation en fonction de la charge. Cette régulation limite l'échauffement et la consommation lorsque les vérins sont à l'arrêt, la pompe se mettant alors en faible débit sous pression de veille. La pression de service du circuit principal est tarée à 210 bars, valeur maintenue par un limiteur qui protège la pompe et les vérins contre les efforts excessifs. Le clapet de décharge s'ouvre en cas de surpression au-delà de 240 bars et renvoie l'huile au réservoir, évitant l'éclatement d'un flexible ou la rupture d'un joint. On contrôle la pression avec un manomètre branché sur la prise de test rapide, moteur au ralenti puis en charge, et on compare au seuil de tarage ; un écart impose le réglage du limiteur. Un capteur de pression déclenche une alarme si la valeur dépasse durablement la consigne, ce qui traduit un limiteur grippé ou une contre-pression au retour due à un filtre colmaté. Le serrage des raccords haute pression est contrôlé au montage pour éviter les fuites en filet, difficiles à détecter et dangereuses car le jet peut percer la peau. Un accumulateur amortit les pointes de pression et lisse les à-coups des distributeurs ; sa précharge d'azote se vérifie circuit décomprimé. La procédure de mise en pression progressive purge l'air emprisonné qui rend les mouvements saccadés et fausse la mesure de pression.
L'huile hydraulique préconisée est une ISO VG 46 antiusure dont la viscosité reste stable dans la plage de température de service et dont l'indice de viscosité élevé limite les variations entre froid et chaud. Une huile trop fluide chute en pression à chaud ; trop visqueuse, elle freine le débit à froid et fait caviter la pompe, ce qui use rapidement les pistons. La propreté de l'huile est déterminante : une classe de propreté insuffisante provoque le grippage des tiroirs de distributeur et l'usure des portées. La capacité totale du réservoir hydraulique est de 60 litres, avec un niveau à contrôler vérins rentrés, faute de quoi la lecture est faussée ; un reniflard déshydratant protège le réservoir de l'humidité de l'air aspiré. Le filtre de retour se remplace toutes les 500 heures de fonctionnement, ou plus tôt si l'indicateur de colmatage passe au rouge : un filtre saturé ouvre son by-pass et laisse passer des particules qui rayent les portées. La température de l'huile est surveillée par un capteur ; au-delà du seuil, un échangeur refroidit le fluide ou un ralentissement de cadence est nécessaire pour éviter la dégradation des additifs. La procédure de prélèvement pour analyse permet de suivre l'usure interne, la contamination en eau et le vieillissement de l'huile, et de planifier la vidange au bon intervalle.
Le vérin de levage a un alésage de 80 millimètres et une course de 700 millimètres. On vérifie l'absence de fuite au niveau des joints de tige à chaque entretien, une trace d'huile persistante imposant le remplacement du kit de joints. Un vérin qui descend seul sous charge signale une fuite interne entre chambres.